Domaine de la Famille de Rosslyn
DEVISE FAMILIALE: LEX DOMINE
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes 
 S’enregistrerS’enregistrer    ConnexionConnexion 

Hagiographies
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
   Domaine de la Famille de Rosslyn Index du Forum  .::. A l'intérieur du Domaine  .::. La Bibliothèque Troubadour  .::. Religion

Sujet précédent .::. Sujet suivant  
Auteur Message
JackDaniel's de Rosslyn
famille Maitresse de Jentes

Hors ligne

Inscrit le: 04 Aoû 2009
Messages: 95
Dûché/Village: Lorraine/Verdun
Masculin

Message Posté le : Dim 14 Mar - 14:53 (2010)    Sujet du message : Hagiographies Répondre en citant

Hagiographie du bienheureux Sjnoel



FIDELE SERVITEUR DE L'EGLISE ET CO-FONDATEUR DE L'EGLISE HOLLANDAISE

Né dans le Lyonnais-Dauphiné, Sjnoel prit très vite la décision de servir l'Eglise Aristotélicienne. Fervent défenseur de celle-ci, il a juré de la défendre avec sa vie. L'armement ne lui attire guère, il prend alors les décisions qui changent sa vie de simple paysan à un clerc renommé.

Il entra dans l'Ordre Cistercien, ordre monastique renommé, où, le Père Fredstleu, l'accueillit les bras ouverts. Il se fit baptiser à l'abbaye Saint Arnvald de Noirlac, et prit le statut de Frère de l'Ordre Cistercien et accomplit ses études théologiques dans le Séminaire Saint-Benoît. Il prêcha dans les halles de son village, Dié, mais très vite, il entendait parler des contrées de l'Hollande, où l'on parlait le néerlandais, une langue, qu'il pratiquait particulièrement bien.

Au sein de l'Ordre Cistercien, Sjnoel su trouver un appui sans faille notamment auprès de son abbé et ami le Protonotaire Romain Frère Roger qui lui apporta le soutien nécessaire pour s'imposer à la fois comme clerc et comme diplomate romain en Hollande. Plusieurs de ses condisciples amenés à former l'ossature du clergé hollandais furent formés au sein de séminaire Saint Benoît de Noirlac. Un temps, ils formèrent même une belle abbaye hollandaise cistercienne.

Sjnoel rejoignit aussi l'Ordre Teutonique, ordre dont il avait beaucoup entendu parler, et par lequel il se sentait attiré. Grâce à sa maîtrise des langues, il put rapidement évoluer dans cet univers avant tout militaire : il connaissait en effet l'anglais, français, néerlandais et bien d'autres, ce qui faisait de lui un personnage clé pour l'ordre.

Il prit alors la décision de partir en Hollande, après s'être intégré auprès de l'Inquisition Romaine, où il fut accepté après la sélection des candidats. Il poursuivra cette tâche dans les nouvelles terres du nord.

Avec son oncle, il arriva, l'un des premiers en Hollande, terres vides et peuplées d'ignorant, sa seule tâche était de les instruire, mais surtout, de mener une politique religieuse, au nom de la Sainte Eglise Aristotélicienne. Il accéda au Conseil Comtal, en tant que Chancelier. Il déposa sa candidature auprès de la Nonciature Apostolique en même temps, il s'y fit accepter en tant que None Apostolique pour la Hollande.

Quelques mois passèrent, mais la religion importait peu le peuple hollandais, il la rejetait, il l'ignorait totalement, tout comme le Diacre Sjnoel, Diacre de Rotterdam à l'époque. Ne pas cessant sous les hautes pressions des habitant de la cure, il continuait sa progression, et rédigea le Concordat entre l'Eglise Aristotélicienne et le Comté Hollandois. Ce dernier document, fit une telle polémique, que le jeune Sjnoel reçut les pires critiques, mais l'homme se durcissait de plus en plus.

Après un mois de sévères discussions entre les habitants, le conseil, et Sjnoel même, il réussit à faire passer le Concordat tel qu'il était. A partir de ce moment, Sjnoel savait, que les fondations étaient posées.

Il ne tarda pas de déménager à Leiden, ville situé plus au nord de Rotterdam, et prit la charge de Curé. Il dirigea alors, de main ferme cette cure. Peu de temps après, il prit sous ses ailes, le diacre Sonho, qui se trouvait être un excellent élève.

A LA TÊTE DU COMTE HOLLANDAIS



C'est alors, lors des suivantes élections comtales, que le peuple le reconnut comme Comte de Hollande. Il régna de façon religieuse, plaçant et mettant en avant la religion avant toute autre chose. Fit des réformes importantes au niveau des institutions et réglé les problèmes restants à propos du Concordat ecclésiastique.

Pendant son règne, il entreprit de fonder une section néerlandaise de l'Ordre Teutonique, ordre dans lequel il avait progressé et atteint le statut d'"Ordenskaplan". Il n'avait plus de difficultés de trouver des membres, cependant, il dut s'opposer à quelques obstacles, tel que des personnes désirant la séparation de l'Eglise et de l'Etat, chose inimaginable pour le jeune Curé. Il en fit part à la Curie, qui ne resta pas lâche à propos, et l'Ordre en question, tomba quelques mois plus tard, alors que l'Ordre Teutonique prit de l'ampleur, et vit ses rangs grandir d'environ vingt membres.

Beaucoup d'entre eux furent des disciples ou de très bons amis de Sjnoel, et lui dévouaient leurs vies. Il dit alors:

"Dévouez votre vie à l'Eglise et non à moi, je ne suis que le meneur du troupeau, qui vous guidera vers la Gloire du Très-Haut!"

Ceux-ci comprirent et se mirent en service de l'Eglise dans l'Ordre Teutonique. Le mandat de Sjnoel prit fin, et reçut comme fief le Comté de Gouda, et offrit un commanderie à l'Ordre Teutonique, qui devint l'Intendance. Tout de même qu'il avait fait de Krimpen, la commanderie générale de l'Ordre Teutonique hollandais. Un Ordre Militaro-religieux était désormais puissant dans le comté, qui parlait une autre langue, que la France ou encore le Saint Empire Romain Germanique.

Quelques batailles eurent lieu, contre des bandes de voleurs, de manants, hors-la-loi ou encore des brigands. Au début de celle-ci, Sjnoel fut nommé HochMeister, titre le plus important dans l’Ordre. Il dut donc prendre la tête d'un groupe de teutoniques, bien qu'il ne fût pas lui-même armé. Chaque bataille fut gagnée par les Teutons et l’Armée Hollandaise. La confiance envers l’Ordre Teutonique grandissait, tout de même envers ces membres, qui libèrent à plusieurs reprises des villes du Comté.

ARCHEVEQUE DE COLOGNE – LA FIN D’UN GUIDE

Bien que la fatigue commençait à toucher le jeune prêtre de plus en plus, il continuait à faire son devoir et sa volonté qui consistait à servir l’Unique, avec rigueur et passion. Les traductions du Droit Canon et du Livre des Vertus avançaient bien, et commençaient à se terminer. Ceci était un travail extrêmement épuisant, un travail de recherche et de connaissances en langues. Il fallait trouver les bonnes personnes, qui avait les bons diplômes en lettres de leur langue, ainsi, il n’en put trouver qu’une bonne dizaine. Cependant, ils furent très compétents et c’est alors que le Curé de Leiden, fut élu Archevêque de Cologne, par l’Assemblée Episcopale du Saint Empire Germain.

Désormais, il était temps de réorganiser et de démarrer l’organisation de l’Archevêché et d’augmenter sa réputation auprès du reste du monde Aristotélicien. Une Inquisition, avec tribunaux, avocats, juges et Procureurs devait être organisée. Une Armée Episcopale devait tout de même être mise au point, jusqu’à ce jour-ci, il n’y en a toujours pas, mais la caserne est achevée, et les traductions faites grâce à une femme, nommé Raldar. Celle-ci s’est investie pour la Garde, hélas, elle aussi, elle à rejoint le Très-Haut.

Tout se mit en place, tout s’organisa, et l’Archevêché commença à trouver son ampleur. Des pèlerinages se dirigeaient vers elle, avec pour mission de prêcher les savoirs de Rome. Ceci ne fit que du bien à la Province nordique. L’Archevêque avait fondé le parti Ultra Montanus en Hollande, celle-ci gagna les élections comtales et une Comtesse de ce parti prit le pouvoir et fit des réformes favorables à l’Eglise.

Deux mois passèrent, et le prêtre tomba malade. Sa fatigue avait atteint un tel point qu’il devait s’exclure du monde grouillant, vivant et c’est alors qu’il partit en retraite spirituelle pour deux mois. Il retourna une seule fois, pour annoncer son départ du monde, il laissa une lettre et son testament. Ensuite, il quitta la Terre pour rejoindre le Soleil, après une vie courte mais intensive, une vie qui agrandit l’Eglise, qui la donnait plus d’ampleur qu’auparavant, et qui, désormais, pouvait compter des centaines de fidèles de plus, prêt à la servir jusqu’à la fin des Temps.

HOMMAGES DEDIES A L’ARCHEVEQUE

Son Eminence MrGroar :

« Homme volontaire, audacieux, téméraire et parfois impatient, Sjnoel a toujours su écouter ses amis et aider son prochain »

Comtesse Nadia de Ligne :

« Gedreven, grondlegger van het Aristotelische Geloof in Holland, een groot man voor het Graafschap.


(Personne rigoureuse, fondateur de l’Eglise Aristotélicienne en Hollande, un grand homme pour le Comté Hollandais.)

Son Excellence DragothAr Ooms :

« Als je Holland zou mogen vergelijken met een gierstveld, dan is Monseigneur Sjnoel het eerste zaadje dat de Almachtige gezaaid heeft in deze vruchtbare bodem. En door dit ene zaadje mag ik dezer dagen genieten van een rijk gevuld veld waar ik goed de Vruchten van de Heer kan oogsten.”

( Si l’on devait comparer l’Hollande à un champ de maîs, alors Monseigneur Sjnoel est la première graine que le Très-Haut a semé dans ce sol fertile. Et grâce à cette première graine j’ai le droit de profiter en ces jours d’un champ bien rempli dans lequel je peux récolter les fruits du Seigneur.)


Sa Grâce Karanda de Ligne :

“Sjnoel is voor mij de vader van het geloof in Holland, een van de grondleggers van de Raad van Holland en een goedwillende wereldverbeteraar.”

(Sjnoel est pour le père de la Foi en Hollande, un des fondateurs du Conseil Hollandais et un sage qui tentait d’améliorer le monde.)


Dame Pippa :

"Zijn leven stond in dienst van de kerk, vele uren vertaalde hij de geschriften, zijn eenzaamheid hierdoor voor lief nemend, hij had grote wijsheid maar kon slecht tegen domheid en reageerde hier op met groot ongeduld, voor hen die dichtbij zn hart waren had hij echter alle geduld, liefde en zorgzaamheid. Hij wordt erg gemist."

(Sa vie était dédiée à l’Eglise, pendant de nombreuses heures, il passait à traduire des textes, sa solitude ne lui importait peu, ses connaissances étaient nombreuses, cependant il ne supportait pas les ignorants et sa réaction sur ses gens là, fut parfois impatiente. Pour ceux près de son cœur, il possédait toute la patience et l’écoute. Il nous manque.)

MOMENTS FORTS ET MIRACULEUX
Citation:
Rome (APP) - SAINT ARNVALD: MOMENTS FORTS ET MIRACULEUX DE L'AN 1457

Au commencement, le vieux recteur cistercien roger s'était senti mal le 17 mai 1457 et un médecin avant été appelé le lendemain. le verdict avait été sans appel. Le coma du début s'était transformé en une éradication In Gratibus, indices forts de rupture définitive du lien entre l'âme et le corps. Puis surprise, une nouvelle connexion neuronale In Gratibus a eu lieu le 19 Mai 1457 à 02h33. Un espoir était permis. Roger sortira t-il de son coma Res Parendo ? ...

Dans la nuit du 20 mai, un vent mystérieux souffla toutes les bougies de l'Abbatiale Saint Bernard, perturbant les rares moines priant à cette heure pour le rétablissement de Frere Roger. Une douce mélopée intérieure sembla bercer les témoins qui se sentirent confiant et serein dans l'instant. Une expérience difficilement descriptible, ils vous en parleront mieux que moi. Puis le calme fut rompit bizarrement par ce qui ressemblait à des battements d'ailes et un cri de rapace. Un novice affirma même avoir vu un aigle noir près du corps comateux de Frère Roger dans sa cellule.

Le 21 mai, malgré la tristesse due aux ennuis de santé de roger, les célébrations de la Saint Arnvald en l'abbaye cistercienne de Noirlac se déroulent normalement. Quand soudain, le miracle : l'arrivée de l'aigle noir teutonique au dessus du manoir ou reposait le corps de frère Roger. Le frère Roger sort de son coma profond dans un grand fracas et arrive dans l'abbatial pour partager son retour miraculeux. Frère Roger a aperçu Sjnoel, à qui est imputable ce miracle. Un chant improvisé et spontanée partit de l'abbatial pour célébrer cette évènement extraordinaire.

Un beau jour,
ou peut-être une nuit,
A Noirlac, il s'était endormi
Quand soudain, venant de l'abbatiale
Et nimbé de lumière,
Surgit un aigle noir.

Lentement, Roger ouvrit les yeux,
Lentement, il sortit du coma.
Près de lui, dans un bruissement d'ailes,
Comme tombé du ciel,
Il vit Sjnoel.

Il portait, les couleurs teutoniques,
Et parlait, avec une voix grave.
C'est alors, que l'abbé cistercien,
Retrouvant sa vigueur,
Se leva de sa couche.

Ô, Très-Haut,
Tu l'as touché du doigt,
Tu le rends à ses frères, ici-bas.
C'est ainsi que Tu es reconnu
Ceux qui osent le nier
Oh, qu'ils soient pourfendus.

En ce jour, bénit de tous les saints.
Le fameux, fondateur hollandais,
En héros, sur les terres cisterciennes,
Surgissant du passé,
Nous était revenu.

"Dis mon Frère, O dis, écoute-nous.
Donnes nous, à vivre ta sagesse
Fais de nous, des constructeurs d'empires,
Au service du Très Haut,
Toujours dans la foi.

Comme avant, dans ta vie cistercienne,
Comme avant, chez tes freres teutoniques,
Comme avant, en la cure de Leiden,
Être faiseur de joies
Montres nous des merveilles."

Une tenue, couleur de la nuit,
Une voix, ou peut-être un rubis
J'avais peur, il m'a rendu l'espoir
L'oiseau nous a laissé
Seuls avec Frère Roger.

L'aigle noir, dans un bruissement d'ailes
Repartit, pour regagner le ciel.
Et toujours, au paradis solaire
Sur ses Frères et ses Sœurs,
Il veille sur nos vies.

...

sources : http://cistercien.forumactif.com/abbatiale-saint-bernard-f7/ceremonies-du-21-mai-en-l-honneur-de-saint-arnvald-t4086.htm
annonces à rome : http://rome.lesroyaumes.com/viewtopic.php?t=15396

frereRoger pour l'APP

_________________


Revenir en haut
              

Publicité






Message Posté le : Dim 14 Mar - 14:53 (2010)    Sujet du message : Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
              

JackDaniel's de Rosslyn
famille Maitresse de Jentes

Hors ligne

Inscrit le: 04 Aoû 2009
Messages: 95
Dûché/Village: Lorraine/Verdun
Masculin

Message Posté le : Dim 14 Mar - 14:54 (2010)    Sujet du message : Hagiographies Répondre en citant

Hagiographie de Bienheureux Gatien de Tours



Patron de Tours et des prêcheurs



    Vita de Bienheureux Gatien

    On ne sait quasiment rien de la vie de Gatien de Tours. Sa date de naissance, ainsi que le lieu de celle-ci et son enfance, tout cela nous est inconnu. Il existe peu de sources faisant mention du premier évêque de Tours, et les quelques rares documents qui en parlent sont fort anciens, écrits en latin, et en très mauvais état. On sait principalement qu'à son arrivée à Tours où il devait convertir la population à la vraie foi, il rencontra une vive opposition de la population locale et le culte aristotélicien fut pratiqué en secret au début de son expansion en Touraine. Il serait mort paisiblement, après avoir été évêque pendant cinquante ans.

    Bienheureux Gatien, premier évêque de Tours, fut envoyé dans les Gaules par le pape Bienheureux Fabien, en 250, avec six autres évêques. A son arrivée, le pays de Touraine était plongé dans le paganisme et l'on ne voyait partout que les images des faux dieux. Gatien commença par montrer à ces païens l'absurdité de leur culte et l'impuissance de leurs idoles, puis il en vint à leur faire découvrir toute la magnificence et la toute puissance du Très-Haut et de Son Amour ainsi que la force de l'amitié aristotélicienne et la sagesse d'Aristote et des préceptes de Christos.

    Les conquêtes furent nombreuses, mais la Créature-Sans-Nom, ayant réussi dans ces contrées à détourner les peuples du message divin, ne laissa pas détruire son règne sans résistance. Les miracles de Gatien ne suffirent pas à lui faire pardonner ses succès, et plus d'une fois les païens endurcis jurèrent sa mort. Traqué comme une bête fauve, le successeur des apôtres se cachait en des grottes profondes et y célébrait les messes et les sacrements aristotéliciens. Gatien, songeant à l'avenir, forma une école où de jeunes clercs apprenaient les vérités du Livre des vertus et étaient formés au sacerdoce de prêtre. Mais surtout on leur enseignait l'art de la rhétorique pour en faire des prêcheurs hors-pairs. Ces élèves furent ensuite envoyés à leur tour répandre la parole divine dans des contrées lointaines. Durant son épiscopat il fit bâtir six églises en Touraine, dont celle lui étant à présent dédiée à Tours.

    Les travaux apostoliques de Gatien ne l'empêchaient pas de se livrer à de grandes vertus. Les pauvres trouvaient chez lui l'asile et il les nourrissait et les aidait. Il fit bâtir, dans un faubourg de la ville, un hôpital pour les malheureux. Il y avait cinquante ans que Gatien arrosait de ses sueurs le pays qu'il avait illuminé de la vraie foi et de l'Amour du Très-Haut. Un jour, accablé de fatigue, il s'était retiré dans l'hôpital des pauvres et y prenait un peu de repos, quand l'archange Miguaël lui apparut et lui dit: "Ne crains rien, le Très-Haut te remercie pour ton travail et t'invite au Paradis où les Bienheureuxs t'attendent." Gatien abandonna alors son enveloppe corporelle et son âme fut conduite par l'archange du Don de Soi au Paradis. Le peuple de Tours a de tout temps voué un culte enthousiaste à son premier prédicateur. La magnifique église de Tours est sous son vocable.


    Citations de Bienheureux Gatien

    «Soyez sobres et veillez; car votre adversaire, la Créature sans Nom, comme un lion rugissant, rôde autour de vous, cherchant qui elle pourra dévorer en le poussant sur la voie du Péché.»

    «Si vous ne trouvez pas une prière qui vous convienne, inventez-la.»

    «Crois et tu comprendras ; la foi précède, l'intelligence suit.»


    Reliques de Bienheureux Gatien

    Les reliques de Bienheureux Gatien sont conservées dans la chapelle lui étant dédiée dans l'église de Tours qui lui est consacrée. Dans trois reliquaires sont conservés les os de ses mains, ses pieds et son crâne, seuls restes du Bienheureux homme. Un quatrième reliquaire contient la crosse de l'ancien évêque de Tours.


    Traduit du latin par le Père Eldwin de Volvent

_________________


Revenir en haut
              

JackDaniel's de Rosslyn
famille Maitresse de Jentes

Hors ligne

Inscrit le: 04 Aoû 2009
Messages: 95
Dûché/Village: Lorraine/Verdun
Masculin

Message Posté le : Dim 14 Mar - 14:55 (2010)    Sujet du message : Hagiographies Répondre en citant

Hagiographie du Bienheureux Ethic, Saint patron local de la ville de Honfleur.


I) Le commencement


C'est à Honfleur dans une chaumière à colombages que naquit Ethic, humble fils d'éleveurs de moutons, aux environs de l'an 1100.
Ethic était un jeune garçon très éveillé, mais solitaire, très souvent perdu dans les landes et marais normands, à surveiller ses moutons… Des moutons qui, soit dit en passant, fournissaient de la belle laine et des peaux souples, produits de qualité appréciés des tisserands du bourg pour habiller les Honfleurais de pied en cap.

Mais à chaque fois qu’il rentrait au village, il prenait soin de visiter ses parents aimants et participaient bon an mal an à la vie de la cité. Son côté songeur avait même rendu Gargamelle, la jeune fille du Tyran de Honfleur, amoureuse du berger. Cependant, il avait toujours hâte de reprendre sa houlette et de retrouver ses compagnons ruminants.
Ethic fonda une famille avec Gargamelle, elle lui donna un unique enfant, mais celui-ci ne passa pas les trois ans. Le chagrin poussa Ethic à multiplier ses absences et à errer dans les bocages normands…


II) Les prémisses de l’amitié


D’aucuns disaient de lui qu’il préférait la gent animale aux hommes et filles du pays et qu’il aurait tôt fait de perdre son sang-froid pour une brebis égarée plutôt que pour la maladie de sa propre femme.
Panurge, jeune tisserand, avide de l’amour de Gargamelle envers Ethic, ne cessait de le tourmenter et de s’attaquer à lui.

Mais toutes ces mauvaises langues furent contredites par le sauvetage du fameux jeune Panurge par le jeune berger. Alors que ledit Panurge se baignait dans la Claire, un orage violent et soudain éclata et le tisserand fut emporté par le courant ; mais Ethic n’hésita pas à laisser son troupeau effrayé par les bourrasques et les éclairs pour plonger dans la rivière et ramener son ennemi de toujours sur la terre ferme.

L’épisode consacra l’amitié des deux hommes et le retour de la bonne humeur pour le pâtre.


III) Des Flamands à la bosse normande


Peu après cet heureux épisode, de riches étrangers venus des Flandres se présentèrent en Normandie et notamment à Honfleur la Belle.
Ils apportèrent une technique de filature novatrice pour l’époque : le rouet qui remplaça peu à peu les quenouilles. Mais les tisserands durent s’endetter auprès d’usuriers spinozistes pour acheter les rouets, augmentèrent leur prix et pressèrent les éleveurs de moutons à vendre leur laine moins chère… Quand aux pelletiers, ils subirent une très mauvaise année pour leur commerce.

Et Ethic de soupirer :
« L’innovation n’a pas que du bon… »

C’est alors que les Flamands cherchèrent derechef à marchander une autre de leur invention, ou tout du moins qu’ils prétendaient leur : le métier à bras. Mais l’offre était onéreuse et les tisserands du village durent donner leurs dernières économies et demander d’autres prêts aux spinozistes pour acheter le métier.
Mais ils n’eurent plus de quoi nourrir leur famille respective et, la plupart, ruinés, en étaient réduits à mendier sous le porche de l'église.

Et Ethic de soupirer :
« L’innovation n’a pas que du bon… »

Enfin, les Flamands proposèrent aux Normands toute une cargaison de deux tissus surprenants qu’ils appelaient coton et soie, non issus de la douce toison bouclée des moutons. Les deux tissus provenaient de leurs amis colporteurs averroïstes, mais coûtaient des sommes folles.
Les notables normands ne voulaient plus sortir sans leur dernière chainse de soie, et les élégantes ne juraient que par les nouvelles robes à la texture si fine.
Mais de nombreux producteurs de laine et surtout de lin se résolurent à mettre la clef sous la porte, et les seigneurs à augmenter les banalités pour payer leurs dépenses dispendieuses.
Pis, les Flamands cousaient eux-mêmes les vêtements demandés et les tailleurs normands ne purent que fermer boutique.

Et Ethic de soupirer :
« L’innovation n’a pas que du bon… »


IV) L’éveil pieux : de berger à pasteur


Mais revenons en à nos moutons et à ce brave Ethic. Comprenant finalement le désastre vers lequel les Normands couraient, il se tourna finalement vers le Très Haut. Le berger se rendit dans l'Eglise devant laquelle des dizaines de vagabonds quémandaient tous les jours. Il y resta une semaine entière, demandant à Dieu de lui indiquer le chemin à suivre. Sa piété fut remarquée par le curé dit Bridé et inspira l’espoir.
On dit que Saint Gaucher, ancien prêtre normand des premiers âges, fit son apparition pour guider le berger. Quoi qu’il en soit, en sortant, Ethic savait quel était son devoir.

Les Flamands avaient déjà entre-temps commencé à monnayer un nouveau procédé de teinture par macération à froid et s’en réjouissaient.
Il annonça alors sur le parvis de l’Eglise qu'au nom des valeurs aristotéliciennes, il refusait que les marchands étrangers qui avaient corrompu et dénaturé Honfleur et mené tant de gens à la misère ne restassent plus longtemps sur le sol normand.

C'est vêtu simplement d’un vieux gilet élimé qu'il commença son combat, animé et nourri par sa seule foi, abandonnant son foyer.
Il troqua son bâton de berger pour celui de pèlerin et parcourut les chemins de Normandie pour aider les malheureux, ruinés par les agiotages et marchandages des Flamands et des spinozistes ; et prêcha la bonne parole :

« En aucun cas, l’homme ne doit se lancer dans une entreprise où la nature se réduirait à un objet utile, dans une logique technique, voire mercantile.
La Création, œuvre de Dieu, est dans un Etat de perfection qui ne tolère aucune altération qui vaut dépravation. Il n’en est ni le maître, ni le possesseur. L’homme n’a pas à se substituer à Dieu et à inventer des machines qui trahissent le commandement divin du nécessaire travail quotidien.
Soyez solidaires comme Christos le conseillait devant Ponce…
Unissez vous et chassez ces trublions flamands et leurs étoffes, mais aussi les spinozistes qui profitent de notre malheur !! »


V) L’assassinat


Et sa turlututaine attira les foules. Les Flamands prirent peur et firent assassiner Ethic. Les Honfleurais, et notamment deux des amis d’Ethic, le vieux moine Buinard et le berger Forgier, puis bientôt tous les Normands, ébranlés par le combat et le sacrifice d’Ethic, prirent leur courage à deux mains et se révoltèrent pour chasser les étrangers.

Le duc lui-même fit ériger un petit monument à l'endroit de sa mort, sur sa tombe. Il paraît qu'aujourd'hui, l'Eglise d'Honfleur qui porte son nom marque encore cet endroit...

Les éleveurs de moutons ont tout naturellement prit son histoire comme symbole de la défense de leur métier.


Reliques
Son gilet en peau de mouton, jamais retrouvé. On soupçonne ses amis de l'avoir récupéré à sa mort, et de se le transmettre de génération en génération.

Valeurs
Courage, amitié, obstination, charité

Phrase culte
« -C'est doux, c'est neuf ?
- Non, c’est 100% pur laine »

Citation du duc Grangousier
« En souvenir d’Ethic et de son combat, on ne mangera plus à ma cour la très appréciée spécialité culinaire des Flandres flamingantes, le très ragoûtant potjevleisch ! »


VI) Le miracle


Peu après sa mort, bien que les étrangers fussent partis, le temps n’était pas encore à l’abondance et à la liesse… Un jeune orphelin, fils de tisserands infortunés, était venu prier sur la tombe du désormais célèbre Ethic, celui-là fut aperçu par Forgier, ému aux larmes par le garçon.

Mais Forgier ne pouvait s’occuper de ce malheureux, parvenant difficilement à se nourrir lui-même. Il tenta pour la dixième fois de faire céder son prêteur Rorya; mais en vain.
Toutefois, le lendemain, Rorya, spinoziste, vint le voir et le libéra de ses dettes, sans explication aucune.
Forgier ne chercha pas plus loin et put prendre sous sa protection le petit orphelin, lequel devint bien plus tard, évêque de Lisieux… Mais c’est une autre histoire.

On apprit que Rorya ouvrit un Hôtel-Dieu sur ses deniers propres, fit don du reste de sa fortune à l’Eglise et, après s’être converti à la Vray Foy, fit vœu de pauvreté. On raconte aujourd’hui qu’il reçut dans la nuit suivant la rencontre avec Forgier la visite du Bineheureux Ethic… [/list]



_________________


Revenir en haut
              

JackDaniel's de Rosslyn
famille Maitresse de Jentes

Hors ligne

Inscrit le: 04 Aoû 2009
Messages: 95
Dûché/Village: Lorraine/Verdun
Masculin

Message Posté le : Dim 14 Mar - 14:56 (2010)    Sujet du message : Hagiographies Répondre en citant

Hagiographie du Bienheureux Minus Mailhes



Cinquième d'une famille pauvre mais pas miséreuse, Mailhes dut cependant quitter la chaumière après la moisson pour chercher meilleure pitance. Errant et subsistant comme il le put, il échoua à La Trémouille ou le recueillirent Saint Karel et son épouse Patity qui l'instruirent des principes de la Foi. C'est dans les rues de la cité poitevine que Mailhes, déjà doté d'une forte stature se trouva surnommé Minus par ses camarades de jeu, patronyme qu'il garda jusqu'à sa mort.

A la mort de son protecteur, et désireux de suivre son exemple malgré son peu d'instruction, Minus Mailhes quitta le Poitou pour se rendre à Avranches en Normandie, sur les terres où mourut Saint Lescure.


LES JEUNES ANNÉES, L'AFFIRMATION DE LA FOI


Citation:
Création VI - §5
Dieu leur demanda donc : "Vous vivez grâce à Moi, car Je suis votre créateur. Vous vous nourrissez, vous vous reproduisez, vous élevez votre progéniture. Mais vous ne savez pas pourquoi vous vivez. Selon vous, quel sens ai-Je donné à la vie ?".



Citation:
Lettre à sa mère de cœur, Patity.

Mère,

Me voici donc arrivé depuis quelques temps déjà à Avranches et pourtant je songe déjà à quitter ces lieux étranges. Non pas que la paroisse soit laissée à elle-même, tant le travail que réalise le père Cédric de Flandres est admirable. Non pas que les rues ne soient pas animées, loin de là….

Car depuis mon arrivée, j'ai pu compter jusqu'à 5682, non 5683, pardon... ...5690... 5701... ... ... mais j'ai rapidement perdu le fil. Il m'a été proposé de dédier des bisous à mon avranchaise favorite, et ce dans un moulin, mais je n'étais guère sûr que cela soit très conforme à l'éducation aristotélicienne que j'ai reçu. Je suis aller au mariage de l'un et de l'autre avant d'être inviter à manger une des nombreuses maisons du bonheur qui composent le village. Après avoir refusé de devenir PomPom Boy pour fêter l'élection de Miss Avranches (ou de l'influence des Anglois sur les us normands), j'ai voulu chercher la sérénité le long de la rivière mais je n'ai entendu que les plaintes amoureuses de Hurlu et Berlu. Je me suis toujours appliqué à souhaiter de joyeux anniversaires avec bonne humeur, avant de m'installer sur la place du marché pour écouter à nouveau les effusions d'Hurlu et Berlu qui semblaient s'être réconciliés…

Je fus, chère mère, fort préservé de ces événements lorsque je me trouvais à La Trémouille. Et alors que je pensais combattre en ces terres normandes l'hérésie qui terrassa Saint Lescure, ce grand homme respecté par notre bien-aimé Karel, je ne découvre autour de moi que frivolités et autres billevesées.

Je ne peux croire que la vie temporelle se résume à de telles inepties. L'œuvre divine ne peut être ignorée ainsi et c'est l'acédie qui guette ces enfants de Dieu. Au final, je me rend compte que si je ne suis pas prêt à prononcer les vœux, ma place ne se trouve pas pour autant entre les heureux(ses), les comblé(e)s et les aveuglé(e)s... Rome sera ma prochaine destination. J'y trouverais peut-être des réponses à mes interrogations.

Sincèrement,
Minus Mailhes.

P.S. : Soyez vigilante chère mère, car il m'est venu aux oreilles qu'une créature dénommée Esurnir s'agite sur nos terres poitevines avec pour but de se poser en véritable défenseur de la Foi. Souvenons-nous des méfaits des sauveurs autoproclamés.


N.B. : Juste pressentiment qu'eut là le jeune Mailhes car quelques temps plus tard de durs mots furent échangés entre Patity et Esurnir, altercation qui aboutit, au grand désespoir du bienheureux, au reniement par sa mère de la Foi aristotélicienne, épisode qui l'affecta durablement et qu'il ne digéra jamais (malgré son imposante bedaine).

Parti d'Avranches, Minus Mailhes se dirigea alors vers Rome où sa carrure de joueur de soule (jeu pour lequel il ne présenta paradoxalement aucune prédisposition particulière) l'amena à intégrer la Garde Papale naissante. Etant alors de son propre aveu insuffisamment lettré mais voulant malgré tout accompagner l'Eglise, il espérait ainsi espérant servir au mieux Sa Sainteté et le Livre des Vertus. C'est également ainsi qu'il fit la découverte des dédales de Rome, cité qu'il finit par connaître mieux que sa propre besace.

Mais Minus Mailhes n'était pas homme à contraindre par la force ses frères et sœurs devant le Créateur, et ne sachant quelle voie emprunter, il se retira au monastère de Tastevin, fraîchement inauguré.


LA THÉOLOGIE, SON VERITABLE MINISTERE

Citation:
Paroles de Saint Karel
Mais le service de l’Eternel apporte plus de fruits que toutes les richesses ne le pourront jamais.



Citation:
Lettre à Cédric de Flandres, curé d'Avranches.

Mon Père,

Comme suite à vos conseils, je continue à parcourir les Royaumes à la recherche de la voie qui sera pour moi la meilleure façon de vivre ma Foi. Mais Rome n'a fait que m'apprendre à m'exprimer en notre Eglise. Si cela s'avère fort utile, je ne sais pour autant de quelle manière m'exprimer. Dans ce but, et afin de faire retraite pour mieux réfléchir, j'ai rejoint depuis quelques temps déjà la communauté monacale de Tastevin d'où je vous écrit.

Tastevin… Rarement société humaine aura plus mal porté son nom. Car en réalité, nul breuvage n'est ici distribué pour que nous puissions tromper l'ennui. Et la brasserie qui devrait faire le renom de l'abbaye n'a pour l'instant guère produit de mousse… Bénis soient mes frères Zeuxp et Ahd d'avoir en leur cellule une réserve personnelle de qualité.

Mais je mets également à profit cette solitude monacale pour m'instruire des textes sacrés, depuis les textes de la Création jusqu'aux Vitæ de nos saints. J'y trouve plus que de l'intérêt tant la richesse de ces écrits m'apporte une sérénité que je n'aurais jamais cru imaginer. Mon séjour à Tastevin ne marquera certes pas les mémoires, mais il est pour moi l'étape qui m'aura révélé la voie que je souhaite emprunter.

Votre serviteur,
Minus Mailhes


Cette passion pour les Ecritures ne quitta jamais notre homme, et à la lecture, il associa bientôt l'écriture qu'il mit au service de son admiration pour les plus illustres personnages de l'Eglise. C'est ainsi qu'au cours de son existence il réalisa les hagiographies de son protecteur Saint Karel (Fondateur Thomiste), de Saint Abysmo (Templier et Fondateur Thomiste), Saint Himérius (Père de l'Eglise et Fondateur Thomiste), Sainte Illinda (Mère de l'Eglise) et Saint Trufaldini le Bien Aimé (Fondateur du thomisme et modèle de Vertu).

A la suite de ces travaux il eut l'occasion d'être appelé à Rome et travailla, sous l'égide de Saint Nicolaïde (dit FrèreNico) puis de l'illustre Jeandalf au sein de la Congrégation du Saint-Office de l'Eglise Romaine Aristotélicienne, recevant par là même le titre de Théologien. Minus Mailhes se consacra à ces études jusqu'à sa mort, participant en tant qu'Archiviste à l'édification de la Bibliothèque Aristotélicienne Universelle selon les plans de son Eminence Pouyss aux côtés de celui qui deviendra son ami, Pierre Morgan de Lusignan.

Citation:
Lettre à Pierre Morgan de Lusignan, Recteur Lescurien.

Mon ami,

Quelle joie et quelle fierté d'œuvrer modestement à la fondation de la somme théologique dont useront les futurs prêtres aristotéliciens pour diffuser le message divin autour d'eux. Rien ne m'est plus plaisant que de discourir avec mes frères théologiens ou que de me retrouver seul au milieu des rayonnages qui contiennent les paroles de tant d'hommes et de femmes d'Eglise.

Pourtant, et cela me chagrine quelque peu, j'ai le sentiment que trop souvent nous nous égarons dans de trop longs débats scolastiques, débats fort peu accessibles au commun des aristotéliciens. Il me semble que nous devrions travailler en direction des plus simples pour que le Dogme puisse être de façon claire par le plus grand nombre. Car avouons-le, le Saint Office ressemble parfois moins à un rassemblement d'exégètes qu'à une étude d'hommes de lois… Sur ce point le jeune Vincent Diftain me paraît fort prometteur en matière de vulgarisation.

Pour cette raison, je me suis décidé à ouvrir à Luxeuil où je me trouve "La Taverne de Saint Abysmo". Je crois qu'il est possible de faire comprendre en des termes simples les grands principes de notre Foi. Car l'aristotélisation des Royaumes nécessite une attention toujours permanente. Je ne manquerais pas de vous entretenir bientôt des résultats de cette entreprise.

Fraternellement,
Minus Mailhes.


LE PRÊCHE, L'EXEMPLE DE SAINT KAREL

Citation:

Sixième livre de la Vita de Christos le Sage
Repentez-vous ! Confessez-vous de vos pêchés, car le Très Haut n’aime pas voir le vice envahir la cité des Hommes.


Mais avant d'être un tavernier féru de théologie, Minus Mailhes avait éprouvé ses qualités de prêcheur en se rendant parfois loin des frontières du Royaume de France. Terre angloyses, Saint Empire germanophone ou francophone, ses pas le menèrent là où il croyait pouvoir diffuser les paroles du Créateur, respectant ainsi la tradition de prêche du thomisme.


Citation:
Lettre à Antoine, frère thomiste.

Mon frère,

Me voici donc en terre angloyse dont l'étrange parler n'est finalement pas si incompréhensible. Même si je dois avouer que les aristotéliciens que j'ai rencontrés font preuve d'une grande patience à mon égard. Cependant la Grande Réforme d'Eugène V n'a semble t'il pas encore totalement percée en ces contrées et cela facilite d'autant la bonne audience du message thomiste.

Malheureusement, comme sur le continent, la désertion de nombre d'églises est véritable. A mon sens les exigences théologiques pour l'obtention de la charge de prêtre sont trop grandes et celle-ci devrait être accessible aux artisans.

Quoi qu'il en soit, et pour mieux encore diffuser le message divin, j'ai décidé de me porter candidat à la charge de maire de la paroisse de Sommerset. La chose ne sera pas facile car j'ai en face de moi la noble Budicca, intègre et excellent rhéteur. Mais plus le temps passe et plus il me semble que la place d'un Théologien est autant à la mairie que dans une église.

Car les choses du monde, même les plus simples ne peuvent être laissées aux mains des gens de peu de savoir. Figurez-vous que j'ai pu ouïr un Conseiller Comtal que notre Terre tournait !!! Tourner !!! Quelle injure à la raison d'Aristote ! Car si cela était, les manèges auraient depuis longtemps fait faillite !

Fraternellement,
Minus Mailhes.


L'expérience électorale fut un échec et Minus Mailhes se consacra alors à établir des ponts entre Rome et les aristotéliciens angloys, suivant en cela l'exemple de Son Eminence Latan. Visionnaire bien connu, ce dernier lui lança d'ailleurs un jour : "Un pont entre le Royaume Angloys et le continent ? Quelle merveilleuse idée ! Quelle meilleure image pour décrire la lumière que nous voyons au bout de ce Tunnel !". Mais appelé à de plus importantes responsabilités au sein de la Congrégation de Saint Thomas, Minus Mailhes quitta l'île à regret.


Citation:
Lettre à Metalxela, templier et frère thomiste.

Mon frère,

Grand est l'honneur que me font les thomistes de me choisir comme Recteur de la Congrégation, à la suite de tant d'hommes illustres. Je ne peux m'empêcher de croire que mon père spirituel (oui spirituel car Saint Karel fut un humoriste méconnu…) serait fier de me voir suivre ses traces.

Nombreux sont les contacts que j'ai pu lier en terre angloyse et grand est l'espoir de voir ces liens fructifier. Plus difficile est l'approche en Württemberg où les villageois ne quittent que peu leurs champs et leurs ateliers. Les places des marchés sont aussi clairsemées que nos rangs laissant le champ libre à nombre d'hétérodoxes. Mais je ne suis cependant pas homme à trop m'inquiéter. Car notre Foi ne connaît pas de faille. Et la Vertu saura préserver ceux qui s'y conforment...

Fraternellement,
Minus Mailhes.



UNE VOLONTÉ DE VOIR RÈGNER L'ÉGLISE

Citation:

La Fin des Temps, IV. Le Jugement Divin
Je suis la main invisible qui guide vos pas, mais nombre d'entre vous se sont détournés de Ma Parole.


C'est par un beau matin de printemps, au cours duquel chantaient les oiseaux et bourdonnaient les abeilles pendant que les fleurs pointaient délicatement leurs pétales en direction du soleil juste avant d'être broutées par un troupeau de vaches sauvages, c'est ce matin là que Minus Mailhes se vit offrir l'occasion de réaliser son projet : faire vivre une Cité selon les strictes règles du Dogme. Monseigneur Bouboule, Primat du Saint Empire et Prince de Cologne, occupé à tant de grandes œuvres, décida en effet de déléguer la menée courante de la Principauté de Cologne au massif Théologien en le nommant Gouverneur.


Citation:
Discours d'investiture de Minus Mailhes
Cologne ! Fidèle fille de l’Eglise ! Cologne a toujours su suivre la juste voie, la voie de Dieu ! Et nuls complots, nuls nobliaux avide, ne sauraient nous en faire dévier. Car notre seule Loi est celle que le Dogme nous enseigne ! Et Cologne ne sera vassale que de l'Eglise Romaine !

Dans les contrées aristotéliciennes, ce que tout fidèle ne pouvait qu'attendre est enfin arrivé. Le pouvoir temporel est enfin aux mains d’un homme de Dieu, d’un homme qui a la connaissance des principes de la Foi, le Prince Bouboule ! Et qui mieux que cet homme, peut régner dans le respect de l’essence même de la politique, enseignée par nos prophètes et par nos saints ?

Le chaos régnant dans le Royaume de France en raison des tolérances accordées aux impies et aux hérétiques, l’apostasie sur l’île bretonne née de l’indifférence du Roy d’Angleterre, sont autant d’exemples démontrant la nécessité d’un pouvoir religieux fort et sans faille ! D’un pouvoir religieux qui peut enfin exprimer toute sa valeur sans se soucier de basses intrigues laïques.


Aussi habile rhéteur que scribe, Minus Mailhes sut mobiliser les foules pour mener à bien l'aménagement de la Cité de Cologne telle qu'elle nous apparaît aujourd'hui. Ayant pour unique volonté de placer Cologne au service de l'Eglise, il lutta ardemment pour obtenir une reconnaissance de la part de la Curie qui ne fut malheureusement pas accordée de son vivant. Il souhaitait en effet faire de la cité rhénane un exemple pour le reste des Royaumes et poser ainsi les premières pierres de la RESPUBLICA ARISTOTELICA.


Citation:
Lettre à Lorgol, cardinal camerlingue et frère thomiste.

Cher frère,

Vous ne pouvez pas ne pas avoir eu vent de cette nouvelle ineptie normande nommée Conseil des Cultes. Sous couvert d'obtenir la paix, les puissants de cette contrée offre une tribune aux hétérodoxes de tous poils. Nom de la créature sans nom ! Pourquoi ne pas ouvrir à Rome une ambassade des impies associés tant que nous y sommes !

L'Eglise se doit de se battre pour être l'unique religion. Hors de cela point de salut ! Les Théologiens que nous sommes savent que l'ancien Dogme pouvait parler de tolérance envers les "Gentils" mais aujourd'hui la mission de l'Eglise est d'aristoliser les contrées ainsi que vous l'avez fort bien signifié dans votre premier discours en tant que Camerlingue.

L'aristotélisme doit désormais oser sortir des églises pour prendre la place véritable qui est la sienne... La création divine et sa tenue sont choses trop importantes pour être laissée aux mains des incroyants... L'Eglise ne doit qu'appliquer son droit canon et les aristotéliciens ne doivent que de vivre conformément à notre Dogme. Le reste n'est que billevesées.

Mais prenons garde cependant, car les messes basses s'échangent entre ceux qui rasent les murs et la nuit est aujourd'hui plus animée que nos débats d'antan...

Fraternellement,
Minus Mailhes


Extrêmement actif, Minus Mailhes n'eut cependant pas l'occasion de voir se réaliser les œuvres, tant théologiques que temporelles, auxquelles il participa. En effet, alors qu'il participait à une vive discussion concernant les institutions de l'Eglise, l'ardeur qui l'animait eut finalement raison de sa santé et le 31 janvier 1455 Minus Mailhes rejoignit le Soleil.


Citations :

Citation:
Non au ramponneau ! Ceci est une invention de la Créature Sans Nom pour dévier les esprits faibles de la Voie ! Qu'ils donnent donc leurs écus aux pauvres ou à l'Eglise !


Citation:
Tastevin ? C'est pire que le purgatoire !!!


Citation:
je dois avouer mes lacunes en la matière...


Citation:
Le pape, le roi et l'empereur...
Ils cherchent désespérément à conserver leurs places alors qu'ils n'ont pas le temps de s'y consacrer...


Citation:
Tiens, un bouboulien ...
Ah ! Vous rirez bien quand les boubouliens domineront le monde !


Citation:
On n'est jamais bien servi que par soi-même !


Minus ayant des prédictions :
Citation:
Je comence a me dire que dans cette Eglise on est en train de me vouer un culte en secret...

_________________


Revenir en haut
              

JackDaniel's de Rosslyn
famille Maitresse de Jentes

Hors ligne

Inscrit le: 04 Aoû 2009
Messages: 95
Dûché/Village: Lorraine/Verdun
Masculin

Message Posté le : Dim 14 Mar - 14:57 (2010)    Sujet du message : Hagiographies Répondre en citant

Hagiographie du Bienheureux Mikolo

L’intelligence des hommes fut profondément marquée par le passage sur cette terre de celui que l’on nomme Aristote. Ses écrits furent transmis à la postérité par ses quelques disciples. Une poignée de lettrés purent en faire la lecture et diffusèrent progressivement, sur toute l’étendue du continent, sa remarquable philosophie. Certaines communautés commencèrent dès lors à dispenser ses enseignements. De nombreux commentaires furent faits de son oeuvre colossale et des temples furent bâtis pour prier Dieu, comme Aristote l’avait demandé.

A Rome même, d’augustes théologiens tels que Cicéron, emprunts de la philosophie du maître grec, vinrent défier les sectes païennes en prêchant la parole divine. La cité éternelle était ainsi devenue le lieu d’affrontement théologique, et même physique, des vertueux croyants et des pécheurs impies. La situation était critique car les païens ne comptaient pas laisser la vraie foi supplanter leur culte impie. Dans ce contexte, Christos vint révéler une seconde fois la parole du Très Haut, complétant ainsi le message d’Aristote en lui donnant une spiritualité jusque là inégalée.

Mais, alors même que les humains avaient besoin, face à la toute puissance de l’erreur païenne, d’une foi vertueuse qui aurait unifiée tous ceux qui avaient reçu le message divin dans leur coeur et par leur raison, c’est au IIIe siècle qu’un sombre personnage du nom de Mikolo voua sa vie à vie à combattre la vraie foi. Il niait jusqu’à l’existence même de Christos et, considérant qu’Aristote seul portait le message de la vertu, se mit à pervertir et à dénaturer les enseignements du prophétique philosophe .

Ce florentin se complaisait à contredire l’interprétation dominante qu’on faisait de l’œuvre d’Aristote. Et puis un jour il se dit : "Crénom de nom ! Je vais opérer la sécularisation du politique". Il tint ainsi à peu près ce discours aux tenants de la religion Aristotélicienne : "Sombres crétins ! Vous n’avez rien compris à la philosophie d’Aristote à qui vous rendez hommage. Vous avez perverti son discours. Sa science est celle de la cité des hommes. Dieu n’est qu’une pièce rapportée!". Mikolo affirmait ainsi que la cité, en tant que lieu d’accomplissement de toutes les valeurs de l’homme, ne tolérait rien qui lui fut extérieur. "La Cité est un tout", disait-il. "La cité est Le Tout. La cité est Dieu, si vous voulez absolument qu’il y en ait un".

Par là même, ce personnage postulait que la morale chez Aristote n’avait strictement rien à voir avec la religion, mais que puisque la cité, la polis, est l’essence même de l’homme, l’éthique devait être de nature indubitablement politique, c’est à dire envisagée en terme d’utilité sociale. "Le reste n’est que balivernes et croyances de grand-mères", proférait-il. "On n’enseigne pas la vertu en vouant un culte aux morts, en embrassant des icônes, en construisant des églises ou en passant son dimanche à réciter des prières."

Mikolo fut entendu, et parvint à réunir autour de lui une masse très décidée de disciples, qui se firent appeler les « humanistes » : Carolus Marxus, Janus Jacus Roussus. Autant de noms qui sont demeurés tristement célèbres. Leur slogan fut: "La religion, ça craint". Leur cause était entendue, et ils affirmèrent qu’ils allaient procéder à la renaissance du véritable idéal aristotélicien de la cité. Ils décrétèrent l’inutilité sociale de la religion, et par extension celle du clergé : "La seule religion que nous admettrons est la religion civile, le dévouement à la cause publique."

Les humanistes glorifièrent l’image antique du héros viril, du soldat de Sparte. Ils nièrent totalement le message transmis par Christos, qui devait selon eux n’aboutir qu’à l’inévitable affaiblissement du peuple. « Si nous tendons l’autre joue, disaient-ils, ce sera pour mieux placer à notre assaillant un bon coup de pied dans ses valseuses ». Ils méprisaient les valeurs du pardon et de l’amour. Aucun exemple ne méritait qu’on le suive, la vertu n’étant que la conscience de l’intérêt général, et la faculté de faire abstraction du sien propre ainsi que de toute autre considération morale, pour œuvrer exclusivement au bien commun.

C’est ainsi que les humanistes entreprirent de liquider le clergé Aristotélicien. Florence fut le théâtre d’un indicible massacre. Les disciples de Christos furent égorgés au prétexte qu’ils efféminaient le peuple, les autres furent réduits en esclavage pour leur apprendre les rudiments de la vertu, et pour avoir détourné les citoyens de la république en leur infligeant un culte grotesque qu’Aristote n’avait jamais voulu. Tout ceci fut réglé dans un monstrueux bain de sang. Les païens riaient en regardant des quartiers de Rome brûler alors que leurs ennemis s'entre-déchiraient.

Mais au milieu des flammes, Mikolo était encore plus heureux. Son glaive teinté de sang et la torche en main, il parcourait les rues de la ville pour traquer les fidèles de Christos. Ses hommes entraient dans les maisons et y tuaient hommes, femmes et enfants. Mais, alors qu’il arriva dans une petite ruelle sombre, il fit la rencontre de sa vie. Devant lui, lumineuse, resplendissante, se tenait sainte Raphaëlle, archange de la Conviction, aux ailes de colombe et au visage le plus doux qu’il ait été donné de contempler. Elle lui dit:

"Mon jeune ami, la révélation divine est une chose si pleine de nuances qu’une vie entière ne peut suffire à prétendre l’étudier dans sa totalité. Aristote lui-même, bien que nous louons tous la qualité de son message, était parfois un peu trop influencé de la culture de la Grèce païenne. Il considérait que la femme était inférieure à l’homme et que le semblable envers qui l’amitié était destiné ne pouvait être extérieur à l’ethnie, ce qui justifiait l’esclavagisme. C’est pour cela que Christos vint compléter son message. Les deux révélations sont donc complémentaires, l’une n’étant pas juste sans l’autre. C’est pour cela qu’en niant l’existence de Christos, tu est tombé dans l’erreur. Tu n’as pas compris qu’Aristote, bien que pratiquant la vertu dans la raison, était avant tout un fidèle du Très Haut et qu’il était impossible de comprendre son message si on en retirait le fondement: Dieu. Alors, mon jeune ami, lorsqu’on te dira que la religion peut se passer de Christos, tu répondras, comme un avertissement, que la cité d’Aristote ne peut se passer de Dieu."

Alors, Mikolo tomba à genoux, son visage ruisselant des larmes du bonheur. Il venait enfin de comprendre la beauté de la foi. Mais Marxus et Roussus arrivèrent à ce moment-là et virent à leur tour l’être de lumière. Le pilum dressé, ils coururent vers sainte Raphaëlle. Alors, Mikolo comprit enfin toute la souffrance que les fidèles de Dieu avaient du vivre pour qu’il trouve enfin la juste voie. Il se jeta alors au-devant des lances et fit barrage de son corps devant les lances, qui le transpercèrent de part en part. Il mourut ainsi, dans cette sombre ruelle, aux pieds de ses anciens acolytes. Ses derniers mots furent pour eux: "Il n’y a pas de miracles: il n’y a que la foi qui sauve."

Traduit par Son Eminence Pouyss.
_________________


Revenir en haut
              

JackDaniel's de Rosslyn
famille Maitresse de Jentes

Hors ligne

Inscrit le: 04 Aoû 2009
Messages: 95
Dûché/Village: Lorraine/Verdun
Masculin

Message Posté le : Dim 14 Mar - 14:57 (2010)    Sujet du message : Hagiographies Répondre en citant

L’ABBE TISE DE CAMBRAI (vers 1330-1393)


Préface :

Lorsque je fus archevêque de Cambrai, alors que je décidais de visiter les archives du diocèse, je fus attiré par un témoignage d’une vieille dame : la Sœur Mechtilde, daté de 1427. C’était ses mémoires. Elle y annonçait sa mort prochaine, la faiblesse où la vieillesse l’avait contrainte, mais sa joie et son bonheur d’avoir consacré sa vie à Dieu. Cet amour des choses spirituelles qui l’avait conduite à renoncer à la fortune de sa naissance pour devenir l’humble religieuse qu’elle était, il lui avait été inspiré par un homme qui, dans les descriptions qu’elle en faisait me parut magnifique : l’Abbé Tise.

Intéressé par ce curé de Cambrai, je décidais de consacrer un peu de temps à rechercher qui il était vraiment. Cette recherche me conduisit à interroger les plus anciens habitants de la région dont les parents avaient pu le connaître, ainsi qu’à fouiller les archives de la paroisse dont il avait été le pasteur, c’est là que je trouvais un trésor : son carnet où il notait tout les évènements de sa vie et de sa paroisse qui était sa vie.

Je vous présente maintenant le fruit de mes recherches en espérant que la lecture de cette prose contribuera à votre conversion, comme sa rédaction a contribué à la mienne.


Une enfance difficile sous le regard de Dieu

Jean Tise naquit quelque part dans le nord de l’Artois, on ne sait pas vraiment où ni quand, mais on sait par ce qu’il nous apprend lui même que son enfance ne fut pas des plus riantes. Sa mère avait en effet commis la faute d’avoir été séduite par un valet de ferme qui n’était motivé que par le plaisir qu’il pouvait tirer d’elle. Celui-ci, voyant sa concubine enceinte la délaissa, pris ses gages et alla s’embaucher dans un village plus lointain. Restée seule, une paria, elle n’eut plus qu’à partir à son tour, le petit Jean sur son sein.

Elle se rendit à Cambrai où pour survivre et nourrir son fils elle dut mendier n’ayant pas le sou pour ouvrir une échoppe, et elle finit par vendre son plus grand bien : sa vertu. Battue par un de ses amants d’une nuit, elle mourut sur le pavé.

Le petit Jean devint un de ces gamins sans famille voleurs et bagarreurs que connaissent toutes nos villes, mais la Providence veillait sur lui. Eduqué dans le respect de Dieu, le garçon se rendait plusieurs fois par jour dans la cathédrale pour y prier, oubliant qu’il n’avait pas mangé. Et lorsqu’il obtenait du pain, il trouvait toujours à le partager avec ses jeunes amis de la rue. Un jour, alors qu’il traînait ses pas dans l’église, le curé vint le trouver pour lui demander ce qu’il faisait là. L’enfant répondit qu’il venait pour confier à Dieu toute la colère, tout le malheur, toute la haine que la vie lui donnait. Alors le curé lui répondit qu’un jour, c’est son amour, son bonheur et sa douceur qu’il offrirait au Très-Haut car Celui-ci l’aime et le sauvera. Depuis ce jour, le curé le logea et le nourrit au presbytère. C’était en 1345, Jean Tise devait avoir 12 ans.


Le curé des pauvres

Le curé nourrit et logea le jeune Jean Tise, qui n’oubliait pas de donner un peu de son bol de soupe quotidien à ses amis, mais il lui donna aussi un enseignement. Il lui apprit le latin, l’arithmétique, la grammaire et tout ce qu’un jeune homme doit savoir. C’est donc tout naturellement que lorsqu’en 1354 le curé mourut, l’archevêque l’ordonna et le choisit comme successeur.

Très rapidement, ses paroissiens le surnommèrent le « curé des pauvres », en effet, il leur donna sa vie. Les pauvres en argent, les pauvres en amour, les pauvres en esprit, tous trouvaient auprès de lui un soutien.
Quelques anecdotes le rapportent, bien que l’abbé Tise ne soit pas très loquace sur ses bienfaits et qu’il faille lire entre les lignes pour les apercevoir.

Ainsi nous savons qu’il n’oublia jamais d’où il venait et que très souvent, il ne prenait qu’un repas par jour et offrait le repas aux pauvres de la ville. Il créa même par la suite une société de bienfaisance récoltant des fonds pour préparer des repas quotidien aux miséreux alors nombreux en ces années de famines et de pestes. Un vieil artésien, décédé maintenant, me confia un jour que son père était arrivé à Cambrai en 1388 sans un sou et que toutes les portes se fermèrent sur lui sauf une : celle de l’abbé qui allait se mettre à table. Celui-ci l’invita et lui offrit son assiette en ne contentant son estomac que d’une pomme mais avec le sourire et le bonheur d’avoir un convive.

Le curé allait toutes les semaines visiter les enfants des rues et leur porter un peu de pain. Après les avoir nourris corporellement, il leur enseignait et leur annonçait que Dieu les aime et qu’il faut, dans les moments de désespoir tourner son regard vers lui qui nous sourit et dans les moments de joie, savoir lui rendre grâce du bonheur qu’il nous donne.

On sait en outre que l’abbé Tise de Cambrai défendit à de nombreuses reprises son sonneur de cloches que les gens appelaient l’ « idiot du village ». Il disait souvent qu’être simple d’esprit n’était pas une punition de Dieu ou une quelconque honte mais au contraire une fierté car Dieu nous aime ainsi et a besoin de nous ainsi. Lui, ce pauvre simplet, servait Dieu dans sa simplicité en sonnant les heures et en rythmant la liturgie, alors que la plupart des gens qui l’insultaient ne servaient que leurs intérêts et leur cerveaux magnifique ne servaient qu’à étudier des projets vains et frivoles.

Le témoignage de la Sœur Mechtilde raconte encore une anecdote que je me fais fort de vous raconter car elle concerne directement un de nos plus éminents cardinaux… En 1379, un homme venu de Normandie, Eloi de Nagan, se rendit à Cambrai pour étudier un ouvrage rare d’Aristote à la bibliothèque capitulaire de Cambrai. Dans cette ville, il y rencontra une charmante jeune fille de la meilleure noblesse prénommée Iseulte, leur amour réciproque fut immédiat et quelques mois plus tard, alors qu’Eloi devait bientôt repartir, il alla demander la main de la belle Iseult à son père. Celui-ci refusa net expliquant que la fortune des Nagan n’était pas assez grande pour lui faire accepter un Normand dans la famille. Désespéré, Eloi pérégrina dans la ville à la recherche de solution et elle lui fut donné par la voix de l’abbé Tise rencontré à la cathédrale : « L’amour est don de Dieu car l’amour est Dieu ; si vous êtes sûr de votre amour et de le vivre chastement, je vous marierais ce soir puis vous partirez ensemble. ». L’abbé pouvait ainsi voir si les amants étaient prêts à tout risquer et tout quitter l’un pour l’autre et éprouva la force de leur amour. Le soir, avec l’aide de Mechtilde, la sœur d’Iseulte, qui avait préparé la fuite, le mariage était célébré en toute intimité et les époux partirent vers la Normandie. De leur union naquirent Catherine et Philippe qui eut pour fils Aaron. Bien sûr, le curé eu quelques ennuis et Mechtilde dut quitter sa famille, mais à Dieu rien n’est impossible et les parents finirent pas reconnaître la force de l’Amour. Amour dont témoignait sans cesse l’abbé Tise et qui appela Mechtilde à sa suite dans la vie religieuse.


La mort pieuse de Jean Tise

Le mois de décembre 1392 annonça un très rude hiver, et en effet, le mois de janvier vit la température tant baisser que la couche de glace sur l’Escault mesurait plus de deux pieds. Les enfants des rues mourraient les uns après les autres et le pauvre vieux curé ne savait plus que faire. C’est en retournant chez lui après avoir tenté de secourir tel enfant et donné les dernier sacrements à tel vieillard mourrant que le prêtre tomba malade. Son agonie ne dura que deux jours et il mourut devant son bureau, écrivant à la suite ces mots : « Pitié mon Dieu dans Ton amour, souviens toi de moi au moment de ma mort. ». J’ai tenu ces derniers écrits dans ma main et j’ai pleuré submergé par l’émotion… Je voyais ces lettres devenir de plus en plus tremblantes et la dernière ligne s’arrêtant au e de « moment » et je compris que la foi de cet homme, sa confiance, son amour avaient été pour lui forces de vie jusqu’au moment de sa mort.
C'était le 10 février 1393.

Par Monseigneur Lodovicus.



_________________


Revenir en haut
              

JackDaniel's de Rosslyn
famille Maitresse de Jentes

Hors ligne

Inscrit le: 04 Aoû 2009
Messages: 95
Dûché/Village: Lorraine/Verdun
Masculin

Message Posté le : Dim 14 Mar - 14:58 (2010)    Sujet du message : Hagiographies Répondre en citant

    Hagiographie du Bienheureux Pierre-Morgan de Lusignan
    dict Morgan de Sauvigny


      "Je dois accepter la mission et aller là où Dieu m'appelle."




      De la très sainte, très pieuse et surtout très humble vie de Pierre-Morgan de Lusignan, qui fut archidiacre, vice-préfet à l'enseignement et fondateur de la Biblihomélie.

    Naissance et premières années sur la Création

    Le frère Morgan voit le jour à Vannes, en Bretagne, au sein de la pieuse, noble et ancienne famille de Lusignan, dont les plus illustres membres firent les croisades au nom de Christos. Malgré sa noble ascendance, la famille reste humble et ne baigne pas dans l'immense richesse. En tant qu'aîné, son père lui promettait une carrière militaire qui devait le couvrir de gloire, mais très tôt il développa une maladie que les médecins ne purent reconnaître, et fut donc alors destiné au sacerdoce.

    Très tôt, le frère Morgan reçoit son instruction religieuse de par sa mère, Marie de Lusignan, qui lui fait réciter les principales prières et qui lui lit régulièrement le Livre des Vertus. Morgan développe alors une avide envie de connaissance que sa mère, ni son premier précepteur, ne purent satisfaire bien longtemps.

    Convaincu que Dieu, et donc de fait la connaissance, se trouve avec les plus pauvres, il quitte la demeure familiale à l'âge de 15 ans pour rejoindre l'ordre des frères mineurs de Saint-François-de-Gênes. Jeune et fugeux malgré la maladie, mais aussi studieux et très pieux, il se fait remarquer autant au sein qu'à l'extérieur de l'abbaye qu'il a rejoint.

    Première charge séculière

    Le frère Morgan fut donc tout naturellement remarqué par l'évêque de Nantes d'alors, Monseigneur Pouyss, qui lui offre la diaconie de Vannes, que Morgan reçoit au cours d'une cérémonie mémorable, introduite par ces paroles de Monseigneur Pouyss :

    Citation:
    Mes filles, mes fils, avant de commencer cette messe, je dois vous annoncer qu’il s’agit de la dernière que j’officierai. Non, ne criez pas victoire trop vite: je ne quitte pas la ville pour autant. Mais un jeune Franciscain du nom de Morgan de Sauvigny, qui est très prometteur, va venir s’installer dans charmante paroisse la semaine prochaine. Je vous demande à tous de lui réserver votre accueil le plus chaleureux. Il officiera, dans un premier temps, en tant que diacre.


    Très impliqué, autant au niveau paroissial que diocésain, le frère Morgan reçoit le titre d'archidiacre. Il suit donc celui qui devait devenir le cardinal Pouyss pour ses menues affaires au sein du diocèse.

    Théologue émérite et accompli, maîtrisant parfaitement le grec, le latin et l'hébreu, le frère Morgan travaillera sur de nombreux projets de traduction, dont le plus important fut la traduction de l'hagiographie de l'Archange Sainte Raphaëlle.

    La Biblihomélie



    L'une des plus grandes réalisations du frère Morgan fut la fondation de la Grande Bibliothèque Aristotélicienne et Universelle, communément appelée la Biblihomélie.

    Cette bibliothèque a pour objectif l'archivage et l'entreposage des principaux textes à valeur religieuse de l'aristotélicisme, ainsi que divers exemples de prêches et de messes pour permettre l'instruction des aspirants au sacerdoce ou encore assurer la diffusion de l'ensemble de la variété du dogme aristotélicien auprès des paroisses.

    La mise en place de cette grande institution ne fut longue, mais elle se fit avec le concours de Monseigneur Pouyss et du Sieur Atis Tazi.

    La Biblihomélie était promise à un grand avenir...

    C'est d'ailleurs en l'honneur de son fondateur que l'auditorium de la Biblihomélie a été nommé, et le blasonnement de l'instituion rappelle celui de son fondateur.

    Sacerdoce et Languedoc

    Pierre-Morgan de Lusignan fut ordonné par Monseigneur Gloth, après que Monseigneur Pouyss ait quitté le diocèse. Toujours archidiacre de Nantes, il participa d'ailleurs à l'organisation Gran Tro Breizh.

    Au même moment, Monseigneur Pouyss quitte l'ordre des franciscains pour fonder l'ordre Lescurien. Il est aussitôt rejoint par celui qui fut un de ses plus fidèles amis, en l'occurence le frère Morgan, qui deviendra la premier lecteur et maître des novices du nouvel ordre. Rapidement, il devient même recteur du jeune ordre.

    Cependant, la maladie que porte le bienheureux depuis son enfance devient de plus en plus grave et mine beaucoup de la santé du recteur, qui ne peut assurer totalement la charge.

    Pour se refaire une santé, Morgan quitte la Bretagne pour le Languedoc, alors politiquement trouble, où il devient premier archidiacre de Narbonne. Il fait d'ailleurs, en l'absence de l'évêque et dans un moment d'audace, entrer les troupes de l'Église dans le comté, ce qui lui vaut nombre de critiques, qu'il réfute toutes. À Narbonne, il fonde un séminaire en rédigeant nombre de cours, ce qui lui vaut d'être promu comme vice-préfet à l'enseignement, aux côtés nottament de Monseigneur Lodovicus.

    Cependant, la maladie le rongeant de plus en plus, il est contraint de démissioner de ses charges.

    Helvétie et derniers jours

    Pour retrouver un peu de calme et de sécurité, le frère Morgan entreprend de déménager en Helvétie, où il espère retrouver connaissances et amis.

    Ce sera son dernier voyage, et il le sait. Il se rapproche alors encore plus de ce Dieu qu'il a aimé, chéri et servi toute sa vie alors que la maladie le consume de plus en plus. Il en vient alors à dire l'une de ses plus belle phrase :

    Citation:
    "Ma vie, tu me l'a ravie, et moi je n'ai rien dis."


    Il arrive finalement en Helvétie, mais c'est pour y décéder très artistotéliciennement, avec ses proches, quelques jours plus tard.

    Hommages posthumes

    Attérés par le décèse de leur ami, les proches du bienheureux se concertent pour organiser une cérémonie digne de ce nom à un de ceux qui, selon eux, fut l'un des plus grand parmis les plus grands.

    On pense ramener le corps en Bretagne par une grande procession pour procéder à la cérémonie de mise en terre en sa paroisse natale. Néanmoins, les problèmes quant à l'organisation d'une telle célébration eurent vite fait de décourager ses amis, même les plus fidèles d'entre eux.

    Ce fut finalement le Père Zabouvski, ayant succédé au défunt admiré de tous comme Grand-Bibliothécaire de la Biblihomélie, qui décida de ramener le corps à Rome pour qu'il soit enterré dans une petite crypte, vulgairement taillée à même la roche, sous la chaplle Sainte-Raphaëlle-Archange de la Biblihomélie. Le Père Zabouvski commanda aussi un reliquaire pour conserver les reliques du bienheureux.

    Même dans la mort, le frère Pierre-Morgan de Lusignan avait su rester humble...




    Reliques

    Les vêtements du frère Morgan sont conservés dans un reliquaire non loin de son tombeau, situé dans la chapelle de la Biblihomélie.

    Paroles

      "Je dois accepter la mission et aller là où Dieu m'appelle."

      "Ma vie, tu me l'a ravie, et moi je n'ai rien dis."

      "Je crois que nous nous sommes mal compris, veuillez ne pas faire attention a ma réponse sauf si besoin..."

      "Vraiment il y a de quoi rire, tant que c'est sur les autres ça nous permet d'accepter la faiblesse humaine. Sur soi c'est autrement plus déprimant."



    Hagiographie réalisée par le Père Zabouvski, en la Biblihomélie, en ce vingt-neuvième de février de l'année de Dieu 1456.




_________________


Revenir en haut
              

JackDaniel's de Rosslyn
famille Maitresse de Jentes

Hors ligne

Inscrit le: 04 Aoû 2009
Messages: 95
Dûché/Village: Lorraine/Verdun
Masculin

Message Posté le : Dim 14 Mar - 14:59 (2010)    Sujet du message : Hagiographies Répondre en citant

HAGIOGRAPHIE DU BIENHEUREUX POUYSS




Une enfance douloureuse

Pouyss naquit à Dieppe le quatrième jour du mois d’octobre 1430, jour de la Saint François. Considéré comme normand, il était pourtant issu d’une humble famille de pêcheurs vannetais, ce qui symbolise en quelque sorte le paradoxe futur de cet homme et sa propension à se retrouver fréquemment comme entremetteur (voire cible commune) entre deux camps antagonistes. Les conditions de vie à Vannes étaient très dures à supporter pour ses parents. Privations et labeur résumaient l’existence de cette famille dépourvue de tout.
Dans les premiers jours d’août 1430, alors que la mère du futur cardinal était enceinte de six mois, ils se résolurent à partir à Dieppe, espérant y trouver une vie moins difficile.
Ce n’est que deux mois plus tard que les malheureux, au terme d’un voyage éprouvant, y parvinrent.
La mère donna alors naissance au fils, prématuré d’un mois, en passant les portes de Dieppe. Toute sa vie, Pouyss, comme son père, avait cru qu’elle était morte durant cet accouchement. Mais, bien que semblant décédée, elle fut jetée dans la fosse commune encore vivante et partit loin de Dieppe, ne revoyant jamais son fils.
Et Pouyss, quant à lui, vécut, de sorte que cet instinct dénotait, selon les dires de son père, une certaine force de caractère, celle-là qui lui permettrait plus tard de gravir les échelons de la hiérarchie ecclésiastique.

Pouyss connut alors une enfance plutôt paisible, dans l’humilité et la conservation relatives à ses origines. En 1454, c’était un jeune homme au caractère plutôt timide, bien que ne manquant pas d’humour, et déjà travailleur déterminé. Il accompagnait quotidiennement son père, Erwann, à la pêche au large des côtes dieppoises, dans la Manche.
Si la blessure de la perte de sa mère était toujours vivace et douloureuse, lui et son père avaient finalement accepté ce malheur de la vie avec philosophie.


La vie dieppoise

Un jour, des pirates anglais, menés par le terrible Zerostar, débarquèrent à Dieppe. Ils saccagèrent la mairie, pillèrent ses richesses, répandirent le malheur dans ce village auparavant paisible. Les Dieppois se révoltèrent alors et chassèrent les envahisseurs. Mais dans leur retraite, ils rencontrèrent Erwann qui allait vendre sa prise au marché.
Plus tard dans la journée, des Dieppois portèrent le cadavre du pauvre homme, transpercé de part en part et vidé de son sang, et qui tenait encore son poisson fermement dans sa main, dans la modeste bicoque de Pouyss.
Cette perte tragique causa au jeune homme une tristesse incommensurable, de sorte qu’il erra des jours durant sur les côtes dieppoises, recherchant dans les marées grises et salées de la Manche quelque réconfort.
L’onde restait silencieuse devant les appels de son cœur et il se résolut à reprendre sa vie de pêcheur, comme « avant ».
Un soir, il se rendit en taverne pour briser sa solitude. C’est ainsi qu’il rencontra des personnes qui devinrent ses amis, Hester et son concubin le maire Chickencoincoin, Sylphaël, rédacteur en chef du CANARD de Dieppe, Olrik, capitaine de la milice municipale… Il put alors partager avec plusieurs personnes toute l’amitié dont il était capable.
Et Pouyss commença à contribuer modestement au CANARD de Dieppe, par quelques articles écrits sous la faible lumière de la chandelle.
Mais Pouyss avait-il trouvé la vocation qui devait être celle de sa vie ?

L’éveil pieux

C’est parfois dans les rencontres fortuites que les grands hommes naissent. Ce fut le cas pour Pouyss qui rencontra un beau jour Sashann, un Franciscain, et qui deviendrait son plus grand ami. Sashann lui parlait de l’Ordre Franciscain, de sorte que Pouyss, dont la naissance le jour de la Saint François ne pouvait être qu’un signe du destin, trouvait grand plaisir à l’écouter et se sentit bientôt attiré par cette vie religieuse. Cette inclination vers l’Eglise pouvait donner à la vie de Pouyss le sens qu’il cherchait.
Il fut alors baptisé par le père Marco Polo et n’avait pour parrain nul autre que Sashann. Mais il ne put trouver de marraine, comme si Dieu avait voulu le priver de toute mère, fût-elle symbolique.
La cérémonie fut l’un des meilleurs moments de la vie de Pouyss, qui se sentit naître une seconde fois, sous l’œil bienveillant du Très Haut.
Le pêcheur dieppois qui prenait tant de plaisir à entendre parler de Dieu et de l’Eglise sentait sa vocation venir et s’approcher à grands pas.
Toutefois, après son intégration dans l’Ordre des Frères Mineurs, Pouyss fut troublé par le pragmatisme de celui-ci, où la raison d’Aristote semblait supplanter la spiritualité de Christos. Ce n’est qu’éveillé par l’amitié aristotélicienne des Frères Nico, Bibineloden, Chevalier Saint Georges, Anguillerusée, sans oublier Frère Sashann, qu’il se rendit compte que les deux prophètes avaient un enseignement commun.
Et il devint bientôt un jeune prêtre enthousiaste, quoique timide, mais très érudit et au prêche envolé et plein de foi. D’aucuns racontent qu’il avait toujours quelques livres sous le bras, comme s’il s’instruisait sans cesse des écrits saints.
Celui dont ses frères Franciscains vantaient l’abnégation et la persévérance, et le plaisir qu’il prenait à effectuer quelque tâche que ce fût, décida alors de s’investir dans le Concile Vatican I, destiné à réformer le dogme aristotélicien.

Le concile

C’est ainsi par l’intermédiaire de cette tâche de grande ampleur, à laquelle allait s’atteler Pouyss, qu’il allait connaître de grands aristotéliciens du moment, comme Son Eminence Lescure et Jeandalf, membre de l’Ordre Cistercien. Le rôle de Pouyss dans le concile était de traduire des textes saints oubliés. Son premier essai, la Fin des Temps, fut un échec, mais le travailleur acharné qu’était Pouyss n’allait pas s’arrêter à cela.
Il s’adonna entièrement à son travail, qui trouva consécration dans la rédaction des hagiographies de saint Ripolin et Sainte Nitouche. Ce dernier texte soulignait la principale erreur de l’Eglise : le culte rendu au seul Christos. Cela devait engendrer de graves tensions au sein même de l’Eglise, en particulier entre deux Ordres religieux aux interprétations des écritures opposées : les Thomistes et les Franciscains. Tandis que les premiers s’appuyaient sur la tradition spirituelle de l’Eglise, sur son côté mystique, les seconds en revanche incarnaient un courant s’attachant à la raison d’Aristote, d’où un aspect plus philosophique de la religion. Cela n’empêcha pas Pouyss le Franciscain de recontrer deux Thomistes avec qui il se lia d’amitié : Lorgol et Saint Trufaldini. D’ailleurs, bien qu’il fût loin d’embrasser les convictions thomistes, Pouyss se sentait aussi quelque peu éloigné de l’interprétation franciscaine, ce qui le ferait plus tard quittait son Ordre pour fonder l’Ordre Lescurien.
Dès lors, sous l’égide et les conseils avisés de Lescure et Frère Nico, fondateur de l’Ordre Franciscain, quelques clercs, dont Pouyss, s’échinèrent à à produire une traduction la plus parfaite possible et ce n’est qu’au terme d’une multitude d’heures passées à remettre en question chaque phrase, chaque mot, que leur travail fut achevé, posant le socle du dogme réformé de l’Aristotélisme : le Livre des Vertus.
Ce formidable don de soi de Pouyss, qui avait participé à traduire une grande partie des textes, dont la Création, la Pré-Histoire – texte au sujet duquel l’interprétation plus mystique de Pouyss s’opposa à celle de Frère Nico, ce qui devait plus tard faire réfléchir le premier sur sa place au sein des Franciscains – l’Eclipse et la Fin des Temps, en fit un réformateur majeur de l’Eglise Aristotélicienne, de sorte que chaque catéchumène aujourd’hui profite de son considérable labeur.
Et celui-ci permit à Pouyss de gravir les échelons de l’Eglise, tant dans l’Ordre Franciscain, où il fut nommé théologien et bibliothécaire, ce qui lui permit d’assouvir son besoin de spiritualité, mais aussi dans le clergé séculier, quand son ami franciscain Bibineloden, alors Archevêque de Tours, l’ordonna évêque de Nantes, afin de réformer le clergé breton. Et Pouyss le Normand quitta Dieppe pour Vannes, en Bretagne, alors même que les tensions entre le Grand Duché et la Normandie étaient palpables. Il fut par ailleurs accompagné dans son nouveau diocèse par deux jeunes franciscains talentueux, Morgan de Sauvigny et Cédric des Flandres avec qui une réelle complicité se noua. C’est d’ailleurs peu avant son accession à l’épiscopat que Pouyss commença à aider DeSauvigny dans son projet de Bibliomélie, où tous les savoirs du monde aristotélicien ou hérérodoxe se retrouveraient, constituant une bibliothèque religieuse universelle, haut lieu de la culture des hommes.
A son arrivée en terre bretonne, le nouvel évêque fut bien accueilli, non seulement par les autorités, mais également par la population. Le Sieur Dagsit en particulier se montra fort courtois envers Pouyss et demanda au Franciscain de l’aider à réformer le droit ecclésial breton, cette partie du Grand Coutumier Breton qui régissait la vie du clergé du Grand Duché. Le travail de Pouyss, toujours aussi perfectionniste et exigeant en particulier vis-à-vis de lui-même, fut jugé fort satisfaisant par le conseil ducal breton et Pouyss devint ainsi également un réformateur de l’Eglise bretonne.
Jusqu’alors jugé brillant par ses pairs, dont il forçait l’admiration par son abnégation à la tâche, Pouyss allait rencontrer bientôt d’autres difficultés, qu’il surmonterait grâce à sa force de caractère et à son charisme hors du commun.

L’Ordre Lescurien




Tandis qu’en Bretagne, là où toute haine entre religieux et laïcs était inexistante, tout allait pour le mieux pour Pouyss, c’est du côté de son ancienne terre, la Normandie, qu’il y eut un bouleversement. La situation politique y était en effet extrêmement tendue, quand le cardinal camerlingue et archevêque de Rouen Lescure fut accusé de haute trahison, pour avoir soi-disant livré à l’AAP des informations tenues secrètes par le conseil ducal dont il faisait partie. Le parrain et ami de Pouyss, Sashann, dut également subir cette grave accusation – même s’il fut par la suite innocenté – , qui était passible de mort, d’autant que la guerre avait récemment éclaté entre la Bretagne et le Royaume de France, auquel était rattachée la Normandie.
Quand on retrouva Lescure assassiné dans sa geôle à Rouen, la Curie romaine décida de mener une croisade en Normandie, considérée comme complice de ce meurtre.
Pouyss, évêque de Nantes, adopté par les Bretons, n’en restait pas moins Normand de cœur. Et il refusait de voir sa terre natale souillée par un conflit avec sa propre Eglise. Partisan d’une conversion par le prêche plutôt que par le feu, Pouyss partit à Rome où il s’échina à empêcher le mal d’être fait, s’opposant notamment vigoureusement à Son Eminence Pater San Giovanni, qui menait les Saintes Armées en terre normande.
Malgré tous les justes efforts de Pouyss, la croisade eut lieu et ne soulagea pas les tensions entre Rome et la Normandie, bien au contraire.
C’est alors que Pouyss fut nommé simultanément archevêque de Rouen et cardinal, car seul un Normand pouvait comprendre la fierté normande, et, de ce fait, pouvait prêcher la parole d’Aristote en cette terre meurtrie.
C’est également à ce moment qu’il quitta l’Ordre Franciscain, où il ne se sentait plus guère à sa place et fonda l’Ordre Lescurien, sur les valeurs d’humilité,

Citation:
je ne dis pas que je ne peux pas me tromper, même si ça semble peu vraisemblable


d’enseignement

Citation:
Oui. quoique je leur aurais mis ma main dans la figure (en disant ça poliment). Envoies-les moi, la prochaine fois: je te les recadrerai dans la grande tradition de tolérance qui est la mienne.


et de progrès.

Citation:
Tu as tort: rien ne vaut un bon coup bas de temps en temps


En effet, la nouvelle tâche de Pouyss, faire de la Normandie et de l’Alençon, dont les paroisses étaient rattachées à l’archidiocèse métropolitain de Rouen, des terres aristotéliciennes, trouva dans la création de ce nouvel ordre religieux, voué au saint martyr de la Normandie, Lescure, un moteur de l’Eglise dans cette province. Initialement, l’Ordre devait en effet former des clercs pour les envoyer prêcher dans les paroisses normandes, alors désertées par Rome, ou ailleurs dans les Royaumes.
Pendant deux mois, Pouyss se battit pour que de la Normandie naisse un ordre nouveau et éclairé, et pour que de cet ordre naisse une Normandie nouvelle, fière de sa foi, de sorte que cette symbiose devait sceller la réconciliation entre les Normands et l’Eglise. C’est pour cela qu’aidé de son ami laïc Aluthor, des ex-Franciscains Morgan de Sauvigny et Cedric des Flandres, de Jeandalf, et de Lodovicus, personne dont les qualités avaient plu à Pouyss, il put faire de l’Ordre Lescurien l’incarnation du renouveau de l’Eglise en Normandie, pour rétablir la justice que Dieu avait voulu.
Les Lescuriens recrutèrent nombre de clercs normands ou alençonnais, comme la mère Lexartey, les frères Adremir et Kaioh, en qui Pouyss voyait l’avenir du clergé de son archidiocèse,, ainsi que la mère Jandebohem, qui occupa une place particulière dans son cœur, mais aussi des clercs ou des laïcs extérieurs à la Normandie et à l’Alençon, comme le frère Archimbaud, de sorte que l’Ordre Lescurien rayonnerait dans tout le monde aristotélicien.
Par ce travail de longue haleine de rénovation du clergé normand, laissé à exsangue par la croisade, Pouyss parvint à réimplanter à long terme l’Eglise dans son archidiocèse.
Sous le rectorat de Pouyss, l’Ordre Lescurien posa les bases de nombreuses institutions, religieuses ou laïques, dont certaines sont néanmoins restées au point mort, par manque d’effectif ou pour d’autres raisons : ainsi, il donna naissance à la Balance, cabinet juridique lescurien, à l’Assemblée, parti politique lescurien, au Couvent d’Alençon, destiné à devenir la principale bibliothèque lescurienne et au Bouclier, organisme militaire défensif créé avec le rapprochement de l’Ordre Lescurien et de l’Ordre des Chevaliers Francs, dont la Grande Intendante, Lerina, devint une proche amie de Pouyss. Mais le retard pris par la reconnaissance de l’OCF par la Curie laissa en suspens la constitution du Bouclier.




Un homme confronté à moult oppositions

Si Pouyss, en très peu de temps, avait acquis une renommée considérable au sein de l’Eglise, il dut bientôt faire face à de farouches et nombreuses oppositions. En effet, ce réformateur allait parfois à contre-courant de la pensée de son époque.
Déjà à l’époque de la croisade normande, il s’était opposé au cardinal inquisiteur Pater San Giovanni. Mais aucun camp n’avait fléchi et le désastre de la croisade eut lieu, laissant une Normandie en proie aux hérétiques…
C’est cette expérience qui fit prendre conscience à Pouyss qu’aussi grand que fût son désir de réforme, sa seule opinion ne pourrait pas toujours les lui faire accomplir. C’est ainsi que celle menée par la Curie sur les Saintes Armées et l’Inquisition vit deux opinions farouchement antagonistes, celle de Pouyss et celle de Son Eminence Eckris, s’opposer dans le respect mutuel, de sorte que la capacité de chacun à défendre ses positions avec conviction et sincérité forçait l’admiration de l’autre. Mais hélas, Pouyss ne put connaître de son vivant les aboutissements de ces débats endiablés.
Toujours à la Curie, la question du célibat des prêtres engendra une grave discorde entre Pouyss et son ami de toujours, le cardinal lescurien Jeandalf, qui amena ce dernier à quitter l’Ordre Lescurien. Cela devait profondément affecter Pouyss, qui parvint finalement par la suite à concilier les oppositions et à trouver un compromis satisfaisant, mais regrettant les paroles qu’il avait pu dire à Jeandalf.
Par ailleurs, Pouyss était un fervent défenseur du rôle des Ordres religieux et s’attela pour cela à créer une Ambassade à Rome pour ouvrir des débats entre chaque Ordre et favoriser leur entente. Mais il était alors l’un des rares à penser cela, tandis que la majorité voyait un rôle plus important aux Assemblées épiscopales. Et sa mort précoce l’empêcha de mener ce projet à son terme
Dans le même ordre d’idées, un conflit houleux opposa les cardinaux Pouyss et Nolivos, alors primat de France. Ce conflit porta sur la place des Ordres religieux et des Assemblées épiscopales au sein de l’Eglise. Pouyss voyait dans les Ordres, comme l’Ordre Lescurien, des organismes aptes à recruter des clercs pour les former et ainsi servir de moteur à l’Eglise dans ses provinces, comme la province de Rouen pour Pouyss et les Lescuriens. En outre, il voyait dans les Assemblées épiscopales une entrave à sa gestion de sa province. A l’inverse, Son Eminence Nolivos, ainsi que plusieurs évêques français, percevait dans l’opinion de Pouyss un moyen de noyauter le clergé, d’en prendre le contrôle.
En outre, l’AEF vit une autre divergence d’opinions entre Pouyss et ses homologues évêques, à propos du mode nomination de ces mêmes évêques. Monseigneur Lodovicus, un Lescurien que Pouyss avait soutenu pour accéder à l’épiscopat, se fit le chef de file de cette opposition. Hélas ! Pouyss était loin d’être un homme parfait, et son défaut de tempérance engendrait souvent un emportement regrettable, de sorte que Lodovicus quitta l’Ordre Lescurien.
C’est également à cause de cette diplomatie défaillante que Cédric des Flandres, évêque de Dié, ayant échangé des propos vifs avec Pouyss, en fit de même.
C’est sans doute ce caractère colérique qui avait fait tant d’ennemis à Pouyss, mais nul homme sur cette Terre ne pouvait être parfait.

Citation:
Mais il faut arrêter de prendre la mouche à chaque prétexte. Je commence à en avoir marre d'être le punching-ball de tout le monde. On me tape dessus à la Curie, à l'AEF, en Normandie et maintenant ici. Plus j'essaie de résoudre les problèmes, plus j'en prends plein la gueule.


Une fin brutale

Dans toutes ces luttes verbales, Pouyss avait pesé de tout son poids et avec toute sa force de conviction pour faire ce qu’il lui semblait bon pour l’Eglise.
Certes tous ses actes n’avaient pas forcément été couronnés de succès, mais il demeure que jamais Pouyss ne regretta quoi que ce fût. Son engagement vertueux en faveur de sa conception de l’Eglise était un modèle du genre.
Mais, s’il lui avait fait de fidèles amis, il lui avait également soulevé de farouches ennemis.
Et le déclin de sa vie commença, qui lentement le mènerait à sa perte, une bien grande perte pour l’Eglise, des dires mêmes de certains de ses opposants à la Curie, qui le respectaient profondément et plaçaient en lui une totale confiance.
C’est le décès de FrèreNico, son mentor de toujours, qui fut le déclencheur de son mal-être.
De jour en jour, l’acharnement de ses détracteurs se faisait plus grand. Il luttait pour ses convictions, pour ce qu’il estimait être bon. Mais cet infatigable travailleur sentit que son œuvre n’était plus comprise par la plupart.
C’est lorsque son supérieur Sa Sainteté le Pape Eugène V désavoua la décision de la Curie d’envoyer les Saintes Armées en Anjou que fut porté à Pouyss le coup de grâce. Abandonné par sa hiérarchie, attaqué par ses détracteurs, il quitta la Curie et toutes ses charges lorsque, désabusé, il ne s’estima plus apte à aider l’Eglise.
Il se retira dès lors chez lui, à Fécamp, où sa foi en Dieu resta intacte, mais son énergie diminuait de jour en jour.
Cruelle désillusion que celle d’avoir cru pouvoir apporter quelque chose au monde, quand une sombre coalition réduit à néant l’œuvre de toute une vie dévouée à sa conviction profonde.
Dans la province de Rouen, la nomination d’un non Lescurien à l’archevêché consacra la ruine de sa politique archidiocésaine.
S’il gardait une rancœur envers certains de ses opposants, il ne voulut pas résister ou se venger par un quelconque moyen. Désormais, Pouyss avait compris que le bonheur est une forme de contemplation qu’il devrait s’efforcer d’atteindre seul et loin de Rome et de ses tracas.
Aussi trouva-t-il seulement à la fin de sa vie la sérénité à laquelle il aspirait, se rapprochant par là même du mysticisme d’Aristote. On affirme d’ailleurs que les vapeurs d’encens calvanisées lui permettaient d’atteindre la pure conscience.
Au terme de son existence, il put se consacrer enfin à achever la traduction de l’hagiographie de l’archange Saint Georges, et laissa même quelques manuscrits sur son maître de toujours, FrèreNico, qu’il souhaitait voir canoniser.
Et sa mort de vieillesse prématurée passa relativement inaperçue, comme si la vie de ce grand homme avait été une illusion, fugitive certes, mais tellement importante pour l’Eglise de Dieu.



Pouyss restera donc dans l'histoire comme un saint bâtisseur de l'Eglise aristotélicienne, pour son oeuvre considérable de réforme du dogme qui a été centrale dans sa vie.
Il agissait toujours avec conviction et engagement, mais aussi avec une grande justice, vis-à-vis d'autrui.

Citation:
Ce n'est pas à nous de choisir ta vie à ta place. A toi de faire un choix. Mais tu peux prendre le temps de la réflexion, si c'est nécessaire.


Il n'a jamais non plus oublié sa terre natale, la défendant contre les fers étrangers mais aussi contre ses propres dangers internes. Cela fait de Pouyss le Saint patron de la Normandie.

Enfin, le rôle qu'il a joué entre Normandie et Bretagne pour la conciliation mérite d'être symbolisé par la crêpe au jambon, ce plat typique de ces régions et que le bon vivant Pouyss aura nombre de fois dévoré avec foi.



Hommages posthumes :

Morgan de Sauvigny a écrit:
Je l'ai toujours idéalisé d'ailleurs, un peu trop, c'était un grand homme, pour sûr, mais il avait du Caractère. Et malheur à celui qui le réveillait.
Il a tant fait pour l'Eglise, traduit tant de textes. Je le voyais parfois travailler jusqu'à des heures... enfin, il se serait tué à la tâche, veillant à la moindre erreur dogmatique autant chez les autres que chez lui. Il était très exigeant.
C'était un père spirituel pour moi.


JanDeBohem a écrit:
En vérité, je ne sais si Pouyss aurait pu vivre son existence hors l'Eglise, mais l'Eglise en serait différente aujourd'hui et aurait peut être cédé à des utopies destructrices


Lerina a écrit:
C'était un homme respecté, de bon conseil, droit et juste et avec beaucoup d'humour. Quand il nous a quitté ce fut un grande perte pour moi. Je l 'appréciais beaucoup. Je lui dois beaucoup. Après sa disparition il y a eut un vide qui n' jamais été vraiment comblé.


Pater San Giovanni a écrit:
Malheureusement une fois encore je crois qu'il a été victime de ses convictions et de la fougue de sa jeunesse .... et il fût emporté bien trop tôt, laissant ainsi vraiment un goût d'inachevé à notre histoire commune.


Le Dagsit a écrit:
Pouyss était quelqu'un de très impliqué dans les affaires du siècle malgré sa passion pour la théologie et il savait défendre jusqu'au bout une cause


Eckris a écrit:
C'était un homme de conciliation, n'hésitant jamais à payer de sa personne pour mener à bien ce qu'il tenait pour juste. Il était pugnace, infatigable ! C'est un Réformateur, et un élement clé de la rénovation de notre dogme, de nos saints écrits. C'est la désillusion des gouvernants de ce monde qui l'a achevé... il avait confiance en notre monde, et ces derniers l'ont déçu profondement.


Mme Pouyss a écrit:
J'étais toute fière, mais les gens à qui j'disais qu'mon fils était d'la haute chez les romains, ben ils s'en fichaient. Et pis, lorsqu'il est clamsé, j'ai appris qu'y s'était fait plein d'enn'mis. C'était bien l'fils de sa mère, quoi. Bref, j'l'aime quand même bien, mon fifils à moi.

_________________


Revenir en haut
              

JackDaniel's de Rosslyn
famille Maitresse de Jentes

Hors ligne

Inscrit le: 04 Aoû 2009
Messages: 95
Dûché/Village: Lorraine/Verdun
Masculin

Message Posté le : Dim 14 Mar - 15:03 (2010)    Sujet du message : Hagiographies Répondre en citant

Biographie de Monseigneur Norv, frère franciscain, cardinal-archevêque de Narbonne en l’an de grâce 1454.



« Oh Jérusalem céleste ! Je suis revenu mais je n’ai pas été reconnu ! Je laisse derrière moi une terre où Dieu est seul architecte ! Oh Pauvre France ! Un jour je serai à tes côtés pour rendre ta gloire ! Homme de bien, je suis de retour de Terre Sainte. Les gens de mon village ne m’ont pas reconnu ! Pardonne-leur Seigneur ! »

Frère Norv

Avant-propos

La passionnante vie de Monseigneur Norv suscite l’intérêt de beaucoup d’entre nous pour maintes raisons ; frère franciscain, croisé, curé, cardinal… les chemins du Divin lui sont familiers. C’est pour cette raison que j’ai souhaité vous conter sa vie qui demeurera pour nous tous un exemple de vie consacrée…

L’enfance :

Norv naquit en 1400 dans un petit village nommé Tourcoing, il était le quatrième d’une famille de 5 enfants. Son nom singulier est dû à une rencontre : alors que sa mère était au marché, elle rencontra un homme d’origine norvégienne. Cet homme vit l’enfant et lui parla dans une langue incompréhensible pour sa mère. Celle-ci tomba amoureuse mais pour ne pas s’attirer les fureurs de l’Eglise, elle passa son chemin. N’ayant pas de nom à cette époque, elle nomma l’enfant Norv en souvenir, bien que n’ayant aucune certitude qu’il s’agissait d’un norvégien.

Les débuts dans la vie et la rencontre avec le Divin :

Norv quitta sa ville natale car sa mère ne pouvait continuer à l’élever. Il commença à travailler dès l’âge de 10 ans dans divers petits métiers comme ceux que font tous les enfants de cet âge. Vers l’âge de 12 ans, il fut recueilli dans un monastère à l’abbaye de Cysoing où il restera 3 ans.

La croisade en Orient

En l’an de grâce 1415, il partit en Croisade en Terre Sainte. Il avait envie de récupérer icelle. Il mit 9 mois pour rejoindre la Terre Promise. Sur la route, il croisa brigands et lettrés. Il apprit beaucoup, même s’il lui manquait toujours quelque chose… Il y parvint enfin, il y rencontra de nombreux adeptes d’anciennes confréries ; assassins, disciples d’Averroès et sophistes d’Orient… Il y rencontra notament un gardien de la foi qui lui expliqua les écrits de Abú Al-Walìd Ibn Ruchd, que les fidèles appellent Averroes. Norv vit cette religion sous un œil nouveau. Oeil qui fit sa renommée lors de ses célèbres cours au prieuré de Morancourt par la suite. Il vécut pendant de longues années en Terre Sainte mais n’a jamais rien combattu d’autre que des bêtes féroces ! Sa volonté de retrouver la Sainte Cité s’échappa... Jusqu’à ce soir, où après avoir pris quelques drogues qui l’envoyèrent en dehors de la réalité, il crut apercevoir quelque chose, un Signe, une Parole venant de nulle part… Une révélation.Il se réveilla le lendemain, peu avant midi, le soleil frappait déjà fort. Durant son coma, il avait été dévalisé des quelques écus qui lui restaient.

Jérusalem :

Il partit de Bethléem pour Jérusalem. Il avait décidé de voir le Temple de Jérusalem, celle qui avait le don de réunir les trois religions basée sur le livre des vertus … En chemin il relut le passage de la construction du temple de Salomon. Il vécut durant les 5 dernières années sur ces terres, à côté de ce temple mille fois détruit et mille fois reconstruit. Et cette question revenait sans cesse : Pourquoi ce lieu saint ? Pourquoi Jérusalem ? Qu’est-elle ? De jours en jours son envie d’apprendre grandissait, mais il devenait de plus en plus difficile pour les aristotéliciens d’Occident de vivre là-bas. Durant sa dernière année sur place, il dû vivre caché chez des amis disciples d’Averroès… La terreur s’installait partout, il prit alors la décision de regagner la France.


Retour en France :

Sur le chemin du retour, sa curiosité s’élevait encore et il eut la chance de rencontrer de chevalresques membres d'un Ordre Militaire Religieux Aristotélicien parmi lesquelles un vieil homme d’âge inconnu mais qui devait avoir 80-90 ans… Tous deux discutèrent pendant plusieurs mois faisant route ensemble. Le vieil homme lui appris des tas de choses sur cette Jérusalem, celle de la Terre et celle du ciel. Il lui expliqua l’Essence Divine et la Jérusalem Celeste : deux mots, deux pensées sacrées pour ceux qui les portent et qu’eux seuls peuvent connaître et reconnaître. Leurs chemins se séparèrent peu avant Paris. Le vieil homme prit le chemin de Chartes et Norv celui de Sainte Ménéhould où il s’installa sous le nom de frère Norv. Le royaume avait bien changé. Il ne reconnut ni les gens, ni leurs coutumes. Il avait du mal à s’y habituer. Au fond de lui-même, cette Jérusalem Celeste brûlait son esprit et son âme.


L’engagement religieux et les premières fonctions :

Arrivé en France, il fut recueilli par un homme saint, Sebra, qui l’accueillit et lui ouvrit les chemins du royaume de France.
Mais c’est un tout autre royaume que voit Norv, le Royaume, celui du Divin. Il choisit alors de rentrer dans les ordres chez les franciscains. L’Eglise en construction faisait ses premiers pas.
Avec l’aide des premiers religieux tels que Jarkov, Sanctus, Nicolaïde, César mais aussi Volpone et Caedes, Norv tenta de mettre en place les fondations de l’Eglise Nouvelle.

C’est ainsi qu’il devient prêtre à Sainte Ménéhould, où il faisait son sermon tous les dimanches. Les paroissiens s’en souviennent encore.
De prêtre, il fut appelé par le divin vers de plus hautes fonctions. C’est ainsi qu’il devient cardinal de cette église naissante dont il est sans contestation possible un des fondateurs et une des pierres angulaires aujourd’hui encore et pour longtemps, nous l’espérons tous.


Norv, le prêcheur

Il a commencé à prêcher pour convertir le plus grand nombre de fidèles. Les témoignages de conversion sont nombreux. C’est le cas d’Arnvald. Voici un extrait de son témoignage :

« Oui c’est frère Norv qui est à l’origine de ma vocation. Il a le chic pour faire éclore les vocations, repérer les nouveaux et les aiguiller . Je me souviens encore le voir faire à pieds les différentes paroisses. Il jouait souvent la mouche du coche pour secouer les endormis et remettre les pendules à l’heure. C’est un ancien de la Curie et de l’Eglise qui a roulé sa bosse pour la grandeur de notre Eglise depuis longtemps. Quand il prêche, c’est sanglant : il passait en ce temps plusieurs heures à marcher à travers les villages. Il aime mettre le nez dans l’incurie de la Curie, cela amuse peu les cardinaux qui lui reprochent son franc-parler. Il est un esprit subtil et jésuitique qui m’étonne de jour en jour ! Je le verrai bien joueur d’échec, il sait agir sans se mettre en avant. »

Il arpentait donc les halles des villages pour propager les valeurs de l’Eglise. Bien sûr, plus d’une fois on l’envoya sur les roses mais plus d’une fois il fit de nouveaux adeptes à cette Eglise.


Les débuts du Phookaïsme et les cours à l’Université :

De jour en jour, l’Eglise se renforçait et s’organisait grâce à lui et aux frères Nicolaïde, César, Blob, Volpone, Caedes et tous les autres…
Cependant une ombre ternissait ce tableau. Autour de Phooka, défunt duc de Normandie, peu à peu s’organisait un véritable culte et un complot visant à discréditer Norv. En effet, ce dernier n’hésitait pas à intervenir parfois de façon virulentes contre leur groupe. A tel point que Phooka envoya même une plainte à frère Nicolaïde, supérieur de Norv. Pour comble de malheur, Phooka, guidé par ses conseillers ne voulu jamais en arriver à ces extrémités, malgré l’amour qu’il leur portait.

Parallèlement, Norv devint professeur à l’Université. Il y était arrivé durant le printemps, juste un peu avant l’été. Il donnait régulièrement des cours qui étaient particulièrement suivis et réputés en particulier celui sur le latin médiéval qui connut un vif succès… Cours repris partout dans les petites écoles et dans les halles… En même temps que ces cours, il participait à l’évolution des franciscains en essayant de donner quelques idées à frère Nico. Le travail ne manquait pas. Courant juin 1453, le développement du phookaïsme devint alarmant. Il intervint au plus vite pour circonscrire cette secte qui se constitua après des évènements politiques dramatiques. Suite à l’assassinat du Duc Phooka, certains de ses partisans organisèrent un culte. Parmi les plus actifs on compte notamment Titecarcajou qui fut leur grande déesse. Leurs actions se multiplièrent, ils ouvrirent des temples (tavernes) où ils portèrent gloire à Phooka.


La Croisade Phookaïste :

A cette époque, Norv devint cardinal, responsable de l’Inquisition. Nous étions donc en plein conflit avec les phookaïstes. Norv tenta de négocier au mieux et proposa quelques solutions. Mais devant le mur auquel il se heurtait, il n’eut d’autre choix que d’en appeler à la première croisade. Il alla prêcher dans toutes les villes du royaume, déposa une lettre dans chaque gargote, appelant chaque fidèle à lever les armes contre les phookaïstes. Toute l’Eglise a été prise à partie, la légitimité de la Croisade était remise en question. Mais par un vote à l’unanimité, la Curie confirma la Croisade. Elle fut lancée après une déclaration du pape Nicolas V ! Tous les croisés prirent leur bâton de pèlerin et se dirigèrent vers la Normandie. Il ne leur manquait plus que l’ordre de fondre sur la province. La Croisade était lancée et rien ne pouvait plus l’arrêter. Mais devant la crainte d’un conflit qui ruinerait le royaume, ducs et comtes organisèrent des tractations avec les phookaïste et Norv. On les appela La Tente de la Dernière Chance. Ainsi débutèrent de longues journées de négociation. Norv dut rédiger une charte et négocia avec les phookaïstes qui finir par signer la charte mettant fin à leur culte. Le phookaïsme était rentré sous le contrôle de l’Eglise. Nous pensions le phookaïsme terminé mais ce fut sans compter sur le développement du culte ailleurs grâce à Augur un prêtre phookaïste, mort maintenant. Il fut un adversaire redoutable mais le phookaïsme disparu avec lui à sa mort.

Le Renouveau de Norv :

Depuis, Norv quitta la Curie pour redevenir simple curé à Embrun. Sa démission a marqué les religieux des Royaumes puisqu’elle résonne comme un coup de tonnerre. Voici, extraite des archives du Saint Père, la lettre de démission de Norv, elle donne toute sa dimension à ce geste fort qui fait de ce religieux un serviteur de Dieu, guidé par ses convictions et sa Foi
Citation:
Mon bien cher Père Sa Sainteté


Je prends la plume pour vous remettre ma démission.
Je suis las de combattre en dehors de l’église et maintenant à l’intérieur d’elle-même. Sahcez sa Sainteté que votre église est gangrenée de l’intérieur. Vos propres serviteurs veulent être plus grands que Dieu lui-même. Ils se servent de l’Eglise pour assouvir leur pouvoir et rejetent alors leurs anciens vœux. De nombreux prêtres, évêques et même certains cardinaux sont à renvoyer dans leur basse cours.
Je suis la Saint Père, de ces ordres militaro-religieux qui se pensent important et ne vous écoutent guère. Je suis las de ces hérétiques phookaïstes, francs-maçons, druides, elfes, vampires et je ne sais quoi.
Je suis las de l’indifférencesde ce Roy.. Son père était bien meilleur.
Je suis las de lutter vainement contre le peu de soutien de l’Eglise, contre le peu de soutiende ces grands qui se disent protéger les plus faibles alors qu’ils ne protègent que leurs richesses et leurs idées.
Je suis las de tous ces crimes qui restent impunis…

Enfin, sachez que l’Inquisition sera toujours forte si vous prêtez attention à leurs deux dirigeants qui sont les seuls aptes à la poursuivre sereinement. La réforme est lancée et je la remets entre vos mains.
Quant à moi, je remets mon destin entre les mains de notre Seigneur et pars me retirer dans un petit village. Je retourne au véritable travail de prêtre.

Votre humble serviteur fatigué de cette lassitude et cette hypocrisie.

Frère Norv


Et loin de s’arrêter là, il continua d’attaquer, en lançant des avertissements dont voici quelques extraits :

« Il est temps de réagir mes frères en Christ… L’Eglise se traîne, les décisions sont lentes, les hérétiques pullulent… » avant de poursuivre : "L’Eglise elle-même est gangrenée, elle est pourrie de l’intérieure… Oui, vous le savez tous… des évêques qui n’en font qu’a leur tête, des prêtres et des abbés qui se sont détournés de la voie religieuse… Dieu, punissez ous ces hommes de leur soif de gloire, de leur vanité… de leur richesse… Redonnez confiance au plus humble de vos agneaux et rabaissez les vaniteux… Cardinaux, Evêques, Prêtres, abbés, Diacres et vous tous, il est temps de choisir votre chemin… Retournez à l’Essence Divine, retournez aux Saintes Ecritures, aux Saintes Paroles… Retournez vers Dieu… » et de terminer en rendant gloire à la Jérusalem Celeste.

Plus qu’un simple prêtre, il souhaitait porter cette église qui semblait s’essouffler vers un renouveau. En ce sens il attira à lui parmi les théologues les plus sages du royaumes qui se réunirent sous le nom des Illuminatis ; Illinda, Horace… Ils prêchaient pour un retour à la véritable Foi et au rejet de l’Eglise telle qu’elle était représentée. Bien que leur nombre ne dépassa pas plus d’une dizaine de membres, ce groupe inquiéta. Finalement, quelques mois après, le constat était là : l’Eglise avait bien évolué et même si Norv n’était pas le seul à œuvrer pour cette évolution, il était évident qu’il y a joué un rôle de premier plan. Consciente de cela, la Curie ne put plus se passer de ses services et de son charisme et, après un bref passage à l’évêché de Poitiers, le revoilà nommé cardinal. A la nomination du pape Eugène V, il accèda à la très haute fonction d’archevêque de Narbonne où il se lança dans un nouveau combat : convertir les hérétiques cathares…

La fin d’une vie :

Malheureusement toute cette énergie consacrée à la véritable foi, à une Eglise forte, consciente de ses actes et de son exemple et en parallèle à sa lutte contre l’hérésie cathare laissèrent des traces dans sa chair et dans son âme. La fatigue mais aussi l’âge, le rendèrent petit à petit résigné et renfermé. Les dernières personnes qui eurent la chance d’entretenir une correspondance avec lui, en furent frapper. C’est de la main même de ces cathares qu’il mourut assassiné lâchement.

cavalier anonyme a écrit:
Un cavalier arriva dans les jardins du Vatican..il grimpa sur la tribune et s'adressa aux frères..Bonjour à vous humble prêcheur, j'arrive tout droit du languedoc et j'ai une bien mauvaise nouvelle à vous annoncer... L'archevêque Frère Norv vient d'être retrouvé inanimé sur le bord de la route entre Narbonne et Carcassonne. Il a été battu à mort et racketté par des brigands cathares, dans une très grande faiblesse, il ne lui reste que vos prières pour parvenir... Je vous laisse en paix que le bandit soit châtiée en terre d'hérésie qu'est la Languedoc..


ses derniers mots avant la fin

Frère Norv a écrit:
"Aux habitants du Royaume,

je prends sans doute une dernière fois la plume pour m'adresser à vous. Les forces me manquent, je n'ai plus grand chose à vous laisser si ce n'est un comté à moitié aristotelicien..Les prêtres sont casi tous nommés, ils attendent la nomination officielle de notre bon Eugène V..Mes lettres sont restées mortes et il me semble avoir été trahi...

Nous ne sommes que rarement compris mais nos chemins se sont croisés..Oh fier peuple du royaume, ta terre est dans ton sang, elle coule et durcit ton caractère...Sur ces nobles contrés, j'ai rencontré bien des gens, j'ai parcouru le royaume à pied... J'invite chaque noble, chaque paysans a parcourir le royaume comme je l'ai fais..Humilité est sur les chemins... Je suis à bout de force, je ne pense pas passer la nuit, les funérailles que je laisse à mes frères signeront mon passage sur cette terre... Il est dans l'histoire des hommes qui marquent leur temps, j'ai une dernière pensée à tous ceux que je connais, mes amis qui ne partagent pas mes idées et tous mes frères aristoteliciens. Mes frères aristoteliciens dont le plus connu est Frère Nico celui qui m'a appris tant de choses, suivez son exemple... Mes frères aristoteliciens, mes amis cardinaux, archévêques, mes frères inquisiteurs... Je tiens à me souvenir des frères ILLUMINATI qui sont dispercés à travers le royaume et qui possèdent la sagesse que peu d'entre nous possèdent..ils se reconnaitront... Hommes de demain, toi qui arrive en ces terres, sache que beaucoup ont laissé leur vie pour des nobles causes..N'oublie jamais que l'endroit où tu marches est une terre consacrée et nombreux y sont morts..
Adieu Royaume
Adieu Fier Peuple
Adieu à ceux qui m'ont connu



Sa tombe

Au-dessus de sa tombe en la cathédrale de Narbonne était inscrit les vers suivants:


Citation:
"Ils m'ont haï sans raison.
Quand viendra le Défenseur,
que je vous enverrai d'auprès du Père,
le Souffle de la Vérité
qui vient du Père,
il me rendra témoignage.
Et vous aussi, vous témoignerez
parce que dès le commencement
vous êtes avec Moi"


Sur le sarcophage, était représenté un étrange dessin



Les citations du Saint

Citation:
Je ne prêche pas la violence mais bien la défense de notre église...

Citation:
[A ses ouailles]Cette semaine fut fort en rebondissements, la lutte que viens d'engager l'Eglise contre les Phookaistes est difficile.
Ces derniers prétendent avoir le propre Dieu Phooka (l'ancien Duc), ils vénérent un faux dieu, plongent dans les ténébres. C'est leur veau d'Or à eux.. Ils critiquent l'église, ils pensent qu'elle domine tous les fidèles de ce royaume. Ils pensent que l'Eglise est un lieu d'autorité.
Si jamais, un jour j'ai commis un acte autoritaire, mes ouailles, alors je vous demande le Pardon..
Donnons un signe de Paix.


Hommage et témoignages de sympathie

Vilca a écrit:
Vilca se présenta devant la tombe et s'agenouilla après avoir lu le texte. Puis il mumrmura une prière suivit de ces quelques mots.

Norv, mon Frère, nous finiront bien par nous retrouver un jour. Mais d'ici là, je te promets de faire au mieux pour continuer ton oeuvre. Vas en paix, que les médisances et la haine qui t'ont accablées ici bas s'effacent.


Monseigneur Gg a écrit:
Le Prètre Gg arriva devant la tombe de son éminence Norv.

Depuis votre départ pour les cieux, la situation se dégrade dans notre Archidiocése. Nous pensons jour après jour à vous et nous nous pensons la question comment auriez vous fait.

Gg resta agenouillé devant la tombe.


Grégoire de Montfort a écrit:
/ Un homme, manifestement un moine pénètre discrètement dans la Cathédrale, va s'agenouillé devant la Tombe ou il prie pendant plus d'une heure puis il repart comme il est venu: discrètement/


FrèreTaramis a écrit:
Larme, Coeur Brisé, Taramis vit la tombe de FrèreNorv et s'agenouilla un petit moment.

FrèreNorv, votre décès ma fortement touché, le respect des Hérétiques envers vous m'a complètement annéanti, ils n'ont aucun respect envers vous, moi, Taramis, Disciple Norvien, je vous promet de suivre votre oeuvre en Languedoc, je les ferai tous juger, et afin d'accomplir le jugement, ils mourront dans les flammes, je ne laisserai votre Âme être bafouée à cause d'eux, je vous jure de vous être fidèle jusqu'au bout.

versa une larme

FrèreNorv, il ne m'aime pas parce que je vous t'apprécie.
FrèreNorv, il me déteste parce que je défend votre oeuvre et vos idées.
FrèreNorv, il me nomme le Disciple Norvien, à cause que je défend votre Âme.
FrèreNorv, que faire ?
Je vais continuer à me faire connaître en tant que Disciple Norvien, et je vous jure de faire respecter votre Âme, même si le prix sera chèrs.

Vous m'avez laissé la chance de devenir quelqu'un, je vais donc faire en sorte que votre quelqu'un reste quelqu'un !

S'arrêta et se leva

Je suis venu, je vous ai vu, mais je n'ai pas encore vaincu ceux que vous pourchassiez, mais je les jugerai pour leur ignorance continuel et pour leur Hérésie Humanitaire.

Déposa une magnifique rose et collier en Or sur la tombe.

Voici la fleur qui représente la fraicheur !
Voici l'Or qui représente votre corps, toujours aussi solide !

FrèreTaramis.


Pater San Giovanni a écrit:
Pater San Giovanni arriva devant la tombe de frère Norv

Norv,

Toi le frère Aristotélicien
Toi le frère Inquisiteur
Toi le frère Illuminati
Toi mon frère
Toi qui a su à la croisée de nos chemins lire au-delà de mes mots
Toi le premier à m’avoir compris, qui m'a tendu la main
Toi qui a tant œuvré pour la construction de cette Eglise
Toi qui a tant de fois bataillé sur les terres du royaume pour défendre les valeurs de notre église
Toi qui a gagné le respect de tes ennemis
Toi qui nous a enseigné toutes ses valeurs
Toi qui nous laisse un héritage incommensurable
Toi qui part peut-être sans savoir le vide que tu vas laisser

Sache que tes apôtres dont je fais parti vont poursuivre ton œuvre

Mon frère, ne me dit pas Adieu car pour moi tu n’es pas parti et si cette Eglise est grande, c’est aussi grâce à TOI.

Puis, tenant dans sa main son chapelet, pria pour l'âme de Norv


Citation:
Frère Norv le juste trouvera le repos
Même s'il meurt avant l'âge, le juste trouvera le repos.
La dignité du vieillard ne tient pas au grand âge, elle ne se mesure pas au nombre des années. Pour l'homme, la sagesse surpasse les cheveux blancs, une vie sans tâche vaut une longue vieillesse. Il a su plaire à Dieu, et Dieu l'a aimé; il vivait dans ce monde pécheur, il en fut retiré.
Arrivé au but en peu de temps, il a couvert une longue route.
Parce qu'il plaisait au Seigneur, celui-ci, sans attendre, l'a retiré d'un monde mauvais. A ceci nous avons reconnu l'Amour : c'est que le Seigneur a donné sa vie pour nous et nous aussi, nous devons donner notre vie pour nos frères. Celui qui a de quoi vivre en ce monde, s'il voit son frère dans le besoin sans se laisser attendrir, comment l'amour de Dieu pourrait-il demeurer en lui ? Mes enfants, nous devons aimer : non pas avec des paroles et des discours, mais avec des actes et en vérité.
En agissant ainsi, nous reconnaîtrons que nous appartenons à la vérité, et devant Dieu nous aurons le coeur en paix ; notre coeur aurait beau nous accuser, Dieu est plus grand que notre coeur, et il connaît toutes choses.

Ainsi soit-il


le Pater déposa alors un objet près de la tombe dont seul Norv pourrait en comprendre la signification





puis le Pater se retira discrètement



Méléagant a écrit:
Reposez en paix Frère Norv.
Vous avez été un grand et le serez toujours à mes yeux.
Je pirierai pour votre salut


Gg du Lyonnais-Dauphine a écrit:
Votre éminence,
Merci pour tout ce que vous avez apporté et je regrette de ne pas vous avoir connu plus tôt. Je remercie le destin qui nous a fait nous rencontrer. Votre souvenir m'accompagnera tout au long de mon futur... Aristote a dit:
On ne devient homme qu'en se surpassant.

Vous étiez donc un trés grand homme, votre éminence,
Pére Gg


Inorn a écrit:
Encore un grand de l'Église qui disparaît. Après Moile ...


Chevalier_St_Georges a écrit:
Je n'ai qu'une chose à dire :

Santo Subito


Olaf a écrit:
Olaf après la lecture de cette missive, parti se recueillir pour l'âme d'un ami, d'un frère. Puisse le Seigneur veillé sur lui se dit il.


Lovian a écrit:
Au revoir comme pour tant d'autre,...

Lovian


jeandalf a écrit:
les voies du seigneurs sont réellement impénétrable, pourquoi nous retirer frère Norv alors que l'église a encore tant besoin de fidèles comme lui...


Trufaldini a écrit:
La vieille garde meurt et ne se rend pas!!! Et M***!


santiag a écrit:
Voci ce que Truth, menbre de L'OA m'a dit:
Citation:
je viens d'apprendre que le cardinal Norv se meurt, témoignez à votre communauté toutes mes condoléances, malgré les divergences, j'ai toujours eu beaucoup de respect pour lui.


Je ne fais que passer le message et prie pour Norv


bibineloden a écrit:
Le Cardinal Norv, serviteur passionné du Christ, en qui il avait mis sa foi, et serviteur passionné des Eglises locales confiées à sa sollicitude pastorale.
Homme d'une haute spiritualité, attentif à promouvoir en toute chose l'unité et à servir la vérité de l'Évangile, il s'acquitta avec un zèle inlassable de sa charge inquisitionnelle.

L'Archevêque Métropolitain de la Province de Tours désire assurer les fidèles et le clergé narbonnais de sa proximité spirituelle en ces heures douloureuses, implorant sur eux la grâce du Seigneur, recommandant à l'intercession aristotélicienne la famille et les proches du Cardinal Norv, ainsi que toute la communauté diocésaine de Narbonne.


Vilca a écrit:
Toute la province de Bourges vous accompagne dans cette douleur. Nous allons décider d'une période de deuil.


Arikel a écrit:
Que le Seigneur l'ait en sa protection.
Qu'il puissent enfin reçevoir des cours directement d'Arsitote;
Ques les hérétiques ne se réjouissent pas trop vite, l'inquisition n'est pas morte.


Gandalf_NIM a écrit:
Frère Norv, homme de Dieu, homme de convictions, homme de foy... L'Eglise Aristotélicienne perd un très grand serviteur. Mes frères prions pour le repos de Frère Norv, prions mais je suis persuadé qu'il est maintenant parmi les justes assis aux côtés du Seigneur...


Elane...ou son âme. a écrit:
Qu'il repose en paix ! Il fut un grand homme... Même si ses idées heurtaient les miennes, je dois lui reconnaître d'avoir toujours été fidèle à ses principes et d'avoir toujours été rigoureux dans ce qui était sa raison de vivre, l'Inquisition. Que notre Père à tous le prenne en son Paradis, que son repos éternel soit béni ! Amen.


Cesars a écrit:
La province de Besançon toute entière vous fait parvenir notre plus grand soutient


Elleurc a écrit:
J'ai appris la terrible nouvelle, alors que quelques lieues me sépare d'avranches... Le premier pélerinage voit sa fin et les cinq pélerins arrivent à bon port... J'allumerai un cierge en votre mémoire, vous qui m'avez fait croire en la bonté de l'église dans les heures sombres...


Egmont a écrit:
Frère Norv,

Paix à ton âme. Merci pour tout ce que tu as apporté aux RR. Jamais tu ne seras oublié. Pour ma part, je serai définitivement en deuil pour ta Gloire et ton Souvenir. Gloire à la Jérusalem Céleste, que ces portes s'ouvrent à toi.


mlleloulou a écrit:
Votre Éminence,

Vous avez été quelqu'un de bien pour moi, un modèle et une inspiration en la vie. Je suis vraiement triste de ne pas avoir pu vous connaitre plus et que vous nous quittiez déjà. Je me soulage en me disant que vous allez rejoindre le Seigneur et Aristote. Que votre âme repose en paix. Que Dieu vous bénisse, au nom du Père, du fils et du Saint-Esprit. Les portes du paradis vous sont ouvertes. Merci beaucoup


Monseigneur Tenoch a écrit:
C'est avec une grande tristesse que je viens d'apprendre la nouvelle...

Frère Norv, cet homme si dévoué pour l'Eglise malgré les difficultés qu'il a rencontrées, notamment quand il fut évêque du Poitou face à une population si hostile face à ses paroles justes...

C'est avec une plus grande tristesse encore quand j'ai appris le nom de son agresseur... un homme que je connaissais très bien et depuis très longtemps, je n'ai pas compris pourquoi il a agit comme ça...

Puisse le Seigneur accueillir le frère Norv comme il se doit, et puisse Loup_solitaire se détourner du mauvais chemin qu'il prend actuellement, et qu'il se dirige vers le Bien...

_________________


Revenir en haut
              

Contenu Sponsorisé






Message Posté le : Aujourd’hui à 20:42 (2018)    Sujet du message : Hagiographies

Revenir en haut
              

   Domaine de la Famille de Rosslyn Index du Forum .::. Religion
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
Page 1 sur 1
Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Montrer les messages depuis :   

 
Sauter vers :  

Index | Panneau d’administration | forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com
Template by .: SGo :.